Caries : au-delà de 8 plombages au mercure, danger

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Santé
Illustration. Les instruments d'un dentiste.

Une étude américaine pointe qu'au-delà de 8 plombages dentaires contenant du mercure, cette exposition devient dangereuse pour la santé.

Des chercheurs de l'UNiversité de l'Etat de Géorgie aux Etats-Unis ont suivi près de 15.000 personnes porteuses d'amalgames dentaires. Car si depuis un quart de siècle, l'OMS alerte sur la possible toxicité des plombages au mercure pour l'organisme, quelle en est la limite acceptable ?

Le cadre de l'étude

Xiaozhong Yu, directeur de recherche au département de toxicologie environnementale et principal auteur de l'étude publiée dans la revue Ecotoxicology and Environmental Safety, indique : "L'exposition au mercure des plombages dentaires n’est pas une préoccupation nouvelle, mais des études menées jusqu’à présent avaient rendu des résultats contradictoires et d’ampleur limitée".

D'où le nombre important de personnes suivies pour les besoins de cette nouvelle étude, menée entre 2003 et 2012. Le mercure a ceci de pratique qu'il ets peu onéreux et qu'il est efficace en ce qui concerne l'obturation des caries.

Le mercure, toxique après 8 plombages

Ce sont les taux de mercure de méthyle, la forme la plus toxique, qui a été analysée d'après des prises de sang. Ils s'avère que les personnes ayant bénéficié de plus de 8 plombages ont présenté des taux de mercure augmentés de plus de 150%. D'après les chercheurs, c'est à partir de ce nombre de plombages que l'exposition deviendrait mauvaise pour la santé. En moyenne, 1 adulte sur 4 subit 11 soins ou plus. Et ce, quand la moyenne se situe à 3 plombages.

Même à des doses aussi faibles que celles instillées dans les amalgames, la toxicité du mercure peut attaquer plusieurs organes, comme les reins, le cœur, les poumons, le cerveau ou tout le système immunitaire. Quant aux alternatives, comme les amalgames en résine, elles ne sont pas exemptes de tout reproches, pouvant contenir du bisphénol A (BPA), substance interdite en France dans les contenants alimentaires depuis 2015.

Crédits photos : Robert Kneschke/shutterstock.com

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