Boues rouges dans les Calanques : Royal "pas d'accord" avec la décision de Valls

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Politique Ségolène Royal
Ségolène Royal

Dans une prochaine émission de Thalassa, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal indique notamment que l'autorisation délivrée à une usine de déverser ses boues rouges dans les Calanques a été une décision de Manuel Valls. Un choix qu'elle indique désapprouver.

L'heure ne semble pas à la tranquillité du côté du gouvernement, qui a ainsi récemment vu le départ de l'une de ses composantes, le désormais ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Et dans quelques heures, les téléspectateurs de France 3 devraient assister à une critique du Premier ministre Manuel Valls assénée par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Nos confrères de Ouest-France en dressent le contexte : en fin d'année dernière, l'usine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) s'est vu délivrer une nouvelle autorisation préfectorale quant au déversement de ses déchets (appelés boues rouges) dans les Calanques.

Royal a dit non à l'autorisation d'Alteo, "Valls a décidé le contraire"

On nous rappelle qu'Alteo avait initialement été défendu de procéder de la sorte par le ministère de l'Environnement. Ce déversement a cependant été modifié après quelque cinquante années de pollution de la Méditerranée, une action concernant ainsi désormais un liquide filtré. Pas suffisamment aux yeux des opposants à l'usine.

Le sujet revient dans l'actualité alors que samedi se tiendra la première fête de l'histoire du Parc des Calanques. À cette occasion, l'émission Thalassa de France 3 revient sur ce dossier, avec un entretien accordé par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Pour elle, "Manuel Valls a décidé le contraire" de sa position.

"Je ne peux pas donner un contre-ordre"

"Manuel Valls a décidé le contraire. Il est Premier ministre, il a décidé le contraire de ce que dit sa ministre de l’Environnement. Voilà, don't acte. [...] Il a pris cette décision, donc il a donné l'ordre au préfet, donc le préfet a donné l’autorisation. Je ne peux pas donner un contre-ordre. Mais en revanche mon rôle, c’est de dire que je ne suis pas d’accord."

À l'époque du renouvellement de l'autorisation, la ministre avait déjà signifié son mécontentement vis-à-vis de ce choix : "Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis, je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi".

Crédits photos : ML HAROT / FTV/phototélé

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