Attaques chimiques : des antidotes bientôt à la disposition des hôpitaux

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Santé
Une pipette et des tubes à essai en laboratoire

Redoutant des attaques au gaz toxique lors de la tenue prochaine de la COP21, les autorités viennent de publier un décret au Journal officiel concernant une mise à disposition d'antidotes auprès des hôpitaux.

La vigilance hexagonale étant plus forte que jamais suite aux attentats de vendredi dernier, la tenue prochaine de la COP21 (conférence sur le climat) motive craintes et doutes chez les autorités. Lesquelles craignent ainsi de nouvelles attaques qui ciblerait cette réunion d'envergure au moyen de gaz toxiques.

Voilà pourquoi un décret appelant à fournir des antidotes aux services médicaux d'urgence a été publié au Journal Officiel du 15 novembre. Un produit dont Pourquoi Docteur ? nous livre la composition : il s'agit donc d'une solution de 40mg/20mL PCA donc l'action vise uniquement les intoxications aiguës aux insecticides organophosphorés et aux neurotoxiques de guerre dérivés.

COP21 : du sulfate d'atropine pour répondre à d'éventuelles attaques chimiques

En théorie, le décret est applicable, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ayant en effet donné son feu vert quant à la production et la commercialisation du sulfate d'atropine (l'antidote en question). Sauf qu'en l'espace de plus ou moins deux semaines, il apparaît très compliqué pour ne pas dire impossible pour les laboratoires pharmaceutiques de concevoir l'antidote à temps pour la COP21, dont l'ouverture est prévue pour le 30 novembre prochain.

L'Armée Française en renfort

Un problème certain étant donné que le sulfate d'atropine est la seule solution utilisable en cas d'urgence dans le cadre d'attaques chimiques. Une résolution à cette difficulté existe toutefois : la mise à disposition de cet antidote par l'Armée Française, laquelle en détient un stock avec une production assurée par la pharmacie centrale des armées. Le service de santé des armées va donc être autorisé par ce même décret, et à titre exceptionnel, à fournir l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) en sulfate d'atropine. Cette dernière sera ensuite remise aux services médicaux d'urgence. On nous précise cependant que même si les probabilités d'une telle démarche restent actuellement faibles, les moyens mis à œuvre ont pour but de répondre le plus efficacement et le plus rapidement possible aux pires scénarios envisageables.

Crédits photos : Shutterstock.com

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