Arrondissements de Paris : la maire Hidalgo souhaite une réduction à dix-sept

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Politique Anne Hidalgo, la maire de Paris
Anne Hidalgo, la maire de Paris

Dans une note rédigée par Anne Hidalgo, on apprend que la maire de Paris projette de réduire les arrondissements de la capitale à dix-sept de manière à "unifier la représentation politique et l’organisation administrative des moins peuplés".

Actuellement, les arrondissements de Paris sont au nombre de vingt. Un chiffre que la maire de la capitale Anne Hidalgo souhaite réduire à dix-sept d'ici 2020, soit dans quatre ans. Le projet est détaillé dans une note longue de sept pages et rédigée par l'exécutive de la ville.

Nos confrères du Monde, qui ont mis la main sur ce document, rapportent une apparente intention de ne pas "supprimer l’arrondissement parisien [de fait les codes postaux actuels ne seraient pas modifiés] mais [qu'il s'agira] simplement d’unifier la représentation politique et l’organisation administrative des moins peuplés".

Anne Hidalgo : dix-sept arrondissements de Paris pour une meilleure représentation "des moins peuplés"

La note ajoute que "les habitants des arrondissements 'rapprochés' seraient représentés à compter de 2020 par un conseil d’arrondissements […], présidé par un maire d’arrondissements ou 'maire de secteur'", et ce dans le souci d'"une meilleure représentation démocratique".

Les quatre premiers arrondissements fusionnés en 2020 ?

Et de poursuivre : "Sur la base des résultats du premier tour des élections municipales de 2014, le rapport gauche/droite ne se trouverait pas modifié par rapport à la situation actuelle à la fois sur l’ensemble du territoire parisien, mais aussi pour le regroupement des quatre arrondissements du centre". Pour Anne Hidalgo, la fusion des quatre premiers arrondissements de la capitale garantirait le maintien "de neuf maires de la majorité contre huit de l’opposition". Et si le rapprochement des 5e, 6e, 7e, 8e et 9e arrondissements est lui aussi évoqué, il ne devrait toutefois pas être mis en place en raison du risque que cette fusion-ci ne modifie "l’équilibre politique au sein du Conseil de Paris, en faveur de la majorité municipale actuelle". Le texte précise par ailleurs que la fusion des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements parisiens "serait neutre sur l’équilibre politique actuel entre majorité et opposition" au Conseil de Paris. Mais avant d'y être soumises les 15 et 16 février, ces propositions devront d'abord être votées au sein même des arrondissements.

Crédits photos : Visual Press Agency/phototélé

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