Menu
24matins.fr24matins.fr
Obtenir l’application
Navigation : 
  • Actualité
    • Faits Divers
    • Insolite
    • Société
    • Santé
  • Économie
  • Politique
  • International
  • Sport
    • Foot
    • Rugby
    • Tennis
    • Basket
    • Handball
    • Cyclisme
    • Auto
  • Tech
    • Sciences
  • Culture
    • Cinéma
    • Séries TV
    • Musique
  • Médias
  • People
En ce moment : 
  • Liban
  • Turquie
  • Carlos Ghosn
  • Israël
  • Marseille

Un bâton de plus dans les roues de Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook

Tech > États-Unis > Internet > Télécoms > Un bâton de plus dans les roues de Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook
Par Julie JAMMOT,  publié le 5 octobre 2019 à 2h03.
 5 minutes
Tech
PayPal se retire de Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook

PayPal se retire de Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook© AFP/Archives Eric PIERMONT

Nouveau revers majeur pour Libra: PayPal, l’un des partenaires du projet de monnaie numérique de Facebook quitte le navire après des semaines de scepticisme, voire d’hostilité, de la part de divers gouvernements, experts et concurrents.

L’entreprise californienne de services de paiements n’a pas justifié sa décision, déclarant simplement qu’elle se retirait de l’association Libra, un consortium de partenaires comme Visa et Mastercard, à qui Facebook a confié la gestion de la monnaie. Ils doivent aussi investir au moins 10 millions de dollars dans le projet chacun.

La nouvelle n’a cependant pas surpris ; des rumeurs circulaient dans la presse. Interrogée par l’AFP en septembre, Gabrielle Rabinovitch, directrice des Relations investisseurs de PayPal, rappelait que l’engagement pris par son entreprise était “non contraignant”.

“Il faut de l’audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra – l’occasion pour notre génération de faire les choses bien et d’améliorer l’inclusion financière”, a réagi Dante Disparte, de l’association Libra.

“La détermination à accomplir cette mission compte plus que tout pour nous. Nous préférons être au courant de ce manque de détermination le plus tôt possible”, a-t-il asséné.

Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d’acheter des biens ou d’envoyer de l’argent aussi facilement qu’un message instantané.

“Pas prête”

Le logo de Libra

Le logo de Libra© Libra Press/AFP/Archives Handout

Mais le projet suscite l’hostilité croissante de bon nombre de régulateurs et gouvernements. Ils s’inquiètent notamment de la mauvaise réputation de Facebook en matière de confidentialité et de protection des données personnelles. Ils redoutent également que la Libra ne soit utilisée pour tromper le fisc.

La taille de Facebook, premier réseau social du monde avec 2,7 milliards d’utilisateurs (en comptant Instagram, WhatsApp, Messenger…), implique aussi que la nouvelle monnaie pourrait perturber le système financier mondial et rendre la tâche plus difficile aux banques centrales.

Une source proche de l’entreprise a expliqué au Financial Times qu’il “semblerait qu’il n’y ait eu que peu de travail de préparation fait avec les régulateurs financiers” et que les services de paiements tels que Paypal ne souhaitaient “pas voir l’attention des régulateurs déborder sur leurs affaires”.

Le Trésor américain a envoyé des requêtes aux partenaires pour leur demander une revue complète de leurs programmes de lutte contre le blanchiment d’argent, d’après une source proche des organisations concernées.

La Libra se veut un outil susceptible d’intéresser notamment les exclus du système bancaire, dans les pays émergents par exemple – une ambition qui correspond à celle affichée par PayPal, de “démocratiser l’accès aux services financiers pour les populations mal desservies”.

“Je n’ai vu aucun élément prouvant que la Libra allait être capable d’accomplir tout cela”, commente Martin Chorzempa, du Peterson Institute for International Economics, pour l’AFP.

“Bien souvent, des personnes sont exclues du système financier existant à cause des lois qui obligent les banques à “connaître leur client“, conçues pour empêcher le blanchiment d’argent”, détaille-t-il. “Libra ne me semble pas du tout prête à remplir ces obligations”.

“Long et difficile”

Un écran de smartphone avec les applications Whatsapp et Facebook

Un écran de smartphone avec les applications Whatsapp et Facebook© AFP/Archives ARUN SANKAR

L’expert admet que la taille de Facebook peut jouer en sa faveur par rapport à des entreprises qui développeraient des technologies financières très sophistiquées, sans disposer d’un immense réseau d’utilisateurs – une monnaie n’ayant des chances de réussite que si beaucoup de personnes s’en servent.

“Mais si on regarde leurs précédentes tentatives dans le secteur… Les +Facebook Credits+ n’ont pas été vraiment couronnés de succès”, remarque-t-il.

Cette monnaie créée en 2009, qui ne pouvait servir que sur la plateforme et certaines applications tierces, devait encourager les utilisateurs à passer encore plus de temps sur le réseau, et donc lui permettre d’accroître ses revenus publicitaires. Elle a été abandonnée en 2013.

“Le voyage sera long et difficile”, a reconnu Dante Disparte de l’association Libra.

Les géants des technologies ont entrepris de bâtir des galaxies d’appareils et de services qui maintiennent les utilisateurs dans leur écosystème plutôt que celui du voisin, tout en tâchant de redorer leur image, abîmée par des scandales sur le respect de la vie privée ou encore des accusations de faire des montages financiers pour payer le moins d’impôts possible.

“Je pense profondément que la monnaie doit rester dans les mains des Etats. Je ne suis pas à l’aise avec l’idée qu’un groupe privé crée une monnaie concurrente. Une entreprise privée n’a pas à chercher à gagner du pouvoir par ce biais”, a déclaré le PDG d’Apple Tim Cook aux journal Les Echos de vendredi, n’hésitant pas à jeter une branche supplémentaire dans les roues déjà patinantes de Libra.

En savoir plus
  • La montée en puissance des pro-Iran pourrait faire de l’Irak un paria
  • Le cannabis légalisé à Chicago
  • Raids américains en Irak : Khamenei condamne la “malveillance” de Washington
Application mobile 24matins

Newsletter 24matins


Chaque matin, à 7h30, recevez les principales informations du jour.


Recevez le meilleur de 24matins sélectionné par la rédaction.


Recevez chaque jour la sélection des articles sports de la rédaction !

Dans Tech

11h13
Uber attaque en justice la Californie et sa loi requalifiant les chauffeurs
11h14
Les inconnus qui ont marqué 2019
7h30
Le rover Mars 2020 en quête de vie ancienne sur la planète rouge, avant des missions humaines
19h19
Plus chaud, plus vite, plus cher : 2019 en dix records
17h02
La pampa brésilienne, sanctuaire des dinosaures pré-jurassiques
4h37
Loi sur la citoyenneté en Inde : deux morts, des centaines de manifestants arrêtés
3h58
Boeing envoie “Rosie” dans l’espace vendredi
12h00
Vache folle : l’origine possible identifiée par des chercheurs
11h00
La Cnil donne ses conseils pour sécuriser les jouets connectés
10h42
La plus petite “maison” du monde… plus petite qu’un cheveu !
  • À Propos
  • Nous contacter
  • Infos Légales
  • Gestion des données personnelles
  • Éditions :
  • France
  • Deutschland
  • United Kingdom
  • España
  • América Latina
  • South Asia
© 2020 - Tous droits réservés sur les contenus du site 24matins.fr - ADN Contents -