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Dans la Sarthe, “coup de massue” pour les salariés d’Arjowiggins après la liquidation judiciaire

Économie > Sarthe > Pays de la Loire > Dans la Sarthe, “coup de massue” pour les salariés d’Arjowiggins après la liquidation judiciaire
Par Pierre BRIAND, Antoine AGASSE,  publié le 29 mars 2019 à 13h36, modifié le 29 mars 2019 à 20h00.
 4 minutes
Économie
L'usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye le 29 mars 2019

L'usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye le 29 mars 2019© AFP JEAN-FRANCOIS MONIER

Un “coup de massue”: faute d’investisseur privé, 800 salariés de deux usines du papetier Arjowiggins dans la Sarthe vont perdre leur emploi après l’annonce de la liquidation judiciaire de leur entreprise, un séisme dans ce département rural.

Le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé vendredi la liquidation judiciaire d’Arjowiggins Papiers Couchés à Bessé-sur-Braye (Sarthe), qui emploie 580 personnes, et la cession partielle de celle du Bourray (270 emplois), à Saint-Mars-La-Brière près du Mans.

“Il y a 800 salariés touchés directement, sans compter les emplois indirects. Il y a eu des liquidations qui ont touché autant de salariés mais autant dans un même département et une même zone géographique, c’est vraiment inédit”, a souligné l’avocat des salariés Thomas Hollande. “C’est une catastrophe pour le département de la Sarthe”, a-t-il ajouté, faisant part de sa “colère” vis-à-vis de l’État.

Pour l’usine de Bessé-sur-Braye, fondée en 1824, le tribunal a prononcé “la liquidation judiciaire sans poursuite d’activité”, a expliqué Me Hollande. Pour l’usine du Bourray, il s’agit d’une cession partielle “avec le licenciement de plus de 150 salariés”, selon la même source.

Quant à la troisième société de Greenfield à Château-Thierry (Aisne, 75 salariés), elle est entièrement reprise, selon la même source.

A Bessé-sur-Braye, des salariés bloquaient vendredi les sorties de camions en plaçant des bobines papiers devant les entrées du site, selon un journaliste de l’AFP. Une cinquantaine de personnes étaient réunies dans la cour intérieure dans une ambiance d’enterrement. Alain, 58 ans et 35 ans d’usine, faisait part de “son dégoût”. “Tout le monde nous a abandonnés, on s’est fait rouler dans la farine”, a-t-il lâché.

“On s’y attendait mais là c’est cuit. C’est le coup de massue”, a déclaré à l’AFP Abraham Philippe, représentant CGT à Bessé-sur-Braye (580 salariés), avant même l’annonce officielle. “Y a plus qu’à chercher du boulot…”.

“Coup très dur”

“Il va y avoir 600 personnes dans la région sans emploi et il n’y a rien dans le secteur”, a déploré Christine, employée à la logistique, chez “Arjo” depuis 35 ans, parlant d’un “coup très dur”.

“Il y a une heure de route minimum pour les grandes villes, Blois, Tours ou Le Mans. On a du mal à réaliser que c’est fini”, a-t-elle dit.

“Tout le monde est sous le choc”, a abondé Jacques Lacoche, maire de Bessé-sur-Braye (2.200 habitants). “Il y a toujours un espoir de repreneur même après la liquidation judiciaire”, a-t-il toutefois affirmé. “C’est possible mais j’ai du mal à y croire”, a commenté Abraham Philippe.

Le besoin de financement pour reprendre l’usine de Bessé s’élevait à 40 millions d’euros, selon Me Hollande, la région et l’Etat s’étant dit prêts à apporter 20 millions d’euros.

Selon l’avocat, l’État, la Banque publique d’investissement (BPI) et les dirigeants du groupe “sont responsables de cette situation alors qu’il y avait un projet de reprise viable proposé”. Ils “ont refusé de le financer intégralement”, a affirmé Me Hollande.

“Les règles au sein de l’Union européenne stipulent que les financements publics, dans le cadre d’un projet de reprise, ne doivent pas excéder 50%”, selon Bercy. “Contrairement à ses principaux concurrents étrangers, l’entreprise ne fabrique pas sa pâte à papier et a souffert de l’envolée des prix. La dématérialisation a également joué sur le volume des commandes”, ajoute-t-on de même source.

Les trois usines, qui appartenaient au groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier. Bpifrance est actionnaire de Sequana à hauteur de 15,4% du capital et détient 17,2% des droits de vote.

“C’est une nouvelle difficile pour le territoire (…). Malheureusement, les financements privés nécessaires pour équilibrer l’offre n’ont pu être réunis”, a réagi le ministère de l’Économie dans un communiqué. “L’Etat sera aux côtés des collectivités locales pour accompagner et reclasser les salariés”, a-t-il ajouté.

“La région est aux côtés des salariés d’Arjowiggins depuis le début, elle ne les abandonnera pas !”, a lancé Christelle Morançais, présidente (LR) du conseil régional des Pays de la Loire dans un communiqué, en annonçant la mobilisation de “tous ses moyens” pour que ces derniers “retrouvent un emploi dans les plus brefs délais”.

“C’est une décision profondément anti-économique, anti-sociale et anti-environnementale. Une décision inhumaine, déconnectée des réalités”, a réagi de son côté le président du conseil départemental, Dominique Le Mèner (LR). “Nous allons poursuivre, dans le cadre du projet porté par les salariés de l’encadrement (…) Je ne me résigne pas”, a-t-il ajouté.

mas-aag-pb-hdu/bw

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