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Le réalisateur Takashi Miike plaint la “lente” mort de l’industrie du cinéma japonais

Culture

Takashi Miike (2017)Capture écran YouTube

Son dernier film "First Love, le dernier Yakuza" a été présenté en France au cours de la Quinzaine des réalisateurs au dernier Festival de Cannes.

C’est dans une longue interview pour le site Deadline que le cinéaste japonais Takashi Miike a donné son opinion sur l’état du cinéma dans son pays natal, à quelques semaines de la sortie de son prochain film First Love, le dernier Yakuza.

Les cinéastes japonais “ne prennent plus de risques

S’il s’est adonné à tout genre de film, très prolifique réalisateur est à l’origine de nombreux long-métrages cultes du genre yakuza – la pègre locale – longtemps resté l’un des plus populaires au Japon, comme la trilogie Dead or Alive ou The Man in White en 2003. Il exprime sans détour son inquiétude quant à la tournure que prend l’industrie du cinéma dans son pays : “Les films de Yakuza sont en voie de disparitions. Les jeunes générations cherchent des histoires d’amour légères et des animes, et les cinéastes ont perdu le courage de prendre des risques. L’industrie du cinéma japonais est lentement mais surement en train de mourir. J’ai donc mit en scène des Yakuzas en roue libre pour pouvoir protéger une certaine diversité au cinéma.”

La violence ? La faute aux personnages

Non sans humour, Miike a sa propre réponse quant on commente sur les scènes très graphiques de certains de ses films : “Pour être précis, je ne suis pas un réalisateur violent mais il y a des personnages violents dans mes films”. Il ajoute que “Plutôt que de les utiliser pour faire un film violent, ils m’utilisent eux-même.” La sortie de First Love, le dernier Yakuza est prévue pour le 1 janvier prochain dans les salles françaises.