Carburants : Sophie Binet réclame un plafond tarifaire à la pompe, découvrez le montant proposé

Image d'illustration. Panneau carburants dans une station essenceADN
Face à la flambée des prix des carburants, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, réclame l’instauration d’un plafond tarifaire à la pompe. Elle précise le montant souhaité pour limiter l’impact sur les automobilistes.
Tl;dr
- La CGT demande un plafonnement des prix à 1,70 €.
- Les prix des carburants dépassent 2 € le litre.
- Le gouvernement promet de nouvelles aides ciblées.
Une pression croissante sur le budget des ménages
Depuis plusieurs mois, la flambée persistante du prix des carburants inquiète autant les ménages que les professionnels. Vendredi dernier, selon les chiffres communiqués par près de 8 500 stations via un site gouvernemental, le litre de gazole, le plus utilisé dans l’Hexagone, s’échangeait en moyenne à 2,282 euros – bien loin du tarif constaté avant le conflit au Moyen-Orient, alors fixé à 1,72 euro. Cette inflation fragilise particulièrement les travailleurs qui ne disposent d’aucune alternative à la voiture individuelle.
Les revendications syndicales montent d’un cran
Dans ce contexte tendu, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, hausse le ton : elle réclame désormais l’instauration d’un « prix maximum à la pompe de 1,70 euro » afin de « limiter les marges jugées excessives des pétroliers ». Selon elle, ces derniers affichent aujourd’hui des « bénéfices record ». À la veille d’une réunion prévue mardi 7 avril avec les ministres concernés – Économie, Travail et Énergie –, la centrale syndicale veut faire entendre ses propositions : blocage des prix du carburant, retour aux tarifs réglementés sur le gaz et l’électricité basés sur les coûts réels de production plutôt que sur les aléas du marché.
Parmi ses priorités exposées aux autorités :
- Blocage immédiat des prix à la pompe
- Augmentation du Smic et des salaires, notamment pour les métiers précaires
- Mise en place de tarifs réglementés pour l’énergie domestique
L’engagement citoyen s’organise face à la flambée des prix
Le mouvement prend aussi forme sur le terrain. En témoignent plus de 50 000 signatures recueillies en quelques jours par une pétition lancée par une aide à domicile affiliée à la CGT, qui refuse tout simplement de « payer pour travailler ». Les professions du social ou médico-social, majoritairement féminisées et souvent précaires, se retrouvent en première ligne face à cette crise énergétique. Leur dépendance quotidienne au véhicule individuel accroît d’autant leur vulnérabilité financière.
L’État tente d’apporter une réponse ciblée
Conscient de l’urgence sociale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis que de « Nouvelles aides ciblées seraient annoncées en début de semaine ». D’ailleurs, un « prêt flash carburant » devrait prochainement voir le jour avec l’appui de Bpifrance, pensé pour soutenir en priorité les petites entreprises confrontées au choc énergétique. Reste à savoir si ces mesures sauront convaincre syndicats et citoyens mobilisés.