Le téléphone portable favorise le développement d’une tumeur selon l’AEE
Le téléphone portable et les tumeurs ne font pas bon ménage selon le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement. Le risque serait réel et elle demande que le principe de précaution soit mis en place.
Les études sur ce sujet se sont multipliées et les chercheurs n’arrivent pas à se mettre d’accord. Mercredi, l’Agence européenne pour l’environnement a publié un rapport qui met en évidence plusieurs facteurs présentant un risque pour la santé comme les OGM, le tabac, le bisphénol A. Les ondes électromagnétiques des téléphones portables sont également citées. L’AEE estime qu’un lien existe réellement entre le développement d’une tumeur et le mobile. L’encéphale est en pleine maturation chez les enfants et les adolescents, ils seraient donc les premières victimes. Dans son rapport, l’Agence pointe du doigt les industries et les gouvernements qui ont tendance à négliger les recommandations faites par le Circ qui est une branche de l’Organisme mondial de la Santé. Les téléphones mobiles sont classés comme cancérigènes possibles pour les humains.
Quelques conseils
L’Agence s’appuie également sur un exemple concret puisqu’un homme a développé une tumeur après avoir passé jusqu’à 6 heures par jour sur son mobile depuis une dizaine d’années. La prudence est donc de mise selon l’AEE. Cette méthode pourrait limiter les risques puisque plusieurs mesures peuvent être appliquées. L’objectif est de réduire l’exposition du cerveau aux ondes tout en réduisant le risque de développer une tumeur au cerveau. L’AEE recommande de ne pas coller le portable à l’oreille, il est donc judicieux de changer de côté toutes les deux minutes. Elle propose également l’utilisation d’oreillettes ou de kits mains libres. Cette étude renforce l’idée qu’un lien existe entre les tumeurs et les portables, mais une nouvelle fois elle n’apporte pas une réponse franche et directe.
L’Agence demande également aux utilisateurs de ne plus conduire en téléphonant, car cela augmenterait le risque de tumeurs, « au-delà des risques évidents d’accident, c’est le passage d’une antenne relais à une autre qui augmente les risques d’exposition ».