Gérard Larcher refuse l’idée d’une session sénatoriale après le 14 juillet

Image d'illustration. Détails architecturaux du SénatADN
Le président du Sénat, Gérard Larcher, se montre peu favorable à la perspective de réunir la Haute Assemblée au-delà du 14 juillet, exprimant ainsi ses réserves quant à une éventuelle prolongation des travaux parlementaires après la fête nationale.
Tl;dr
- Le Sénat doit clore ses travaux avant mi-juillet.
- La campagne sénatoriale limite la disponibilité des élus.
- 178 sièges seront renouvelés lors des élections de septembre.
Le calendrier parlementaire face à la pression électorale
Dans les couloirs feutrés du Sénat, l’agenda s’accélère. À l’approche de l’été, la chambre haute croule sous les dossiers, du projet de loi d’urgence agricole à celui sur la programmation militaire, sans oublier la délicate question de la fin de vie, le logement ou encore des textes spécifiques à l’Outre-mer et à la Corse.
Mais voilà, le temps presse : il ne reste que quelques semaines pour examiner ces textes avant la trêve estivale.
L’appel à une clôture anticipée des débats
Derrière cette urgence, une revendication forte portée par le président du Sénat, Gérard Larcher. Ce dernier se montre inflexible : pas question pour lui que les sénateurs continuent à siéger au-delà du 14 juillet. Sur TF1, il insiste : « On légifère très mal en général, après le 14 juillet ».
Il rappelle qu’une session extraordinaire du Parlement pourrait être convoquée comme chaque année, mais refuse que celle-ci déborde sur la deuxième quinzaine de juillet. L’enjeu ? Permettre aux élus de préparer activement leur campagne en vue des prochaines élections sénatoriales prévues fin septembre.
L’enjeu des élections sénatoriales en filigrane
Car la campagne n’a rien d’une formalité. Comme le souligne Gérard Larcher, rencontrer les élus locaux représente un travail titanesque : « Dans l’Aisne, vous avez 797 communes à rencontrer. En Gironde, vous avez 548 communes. Cela nécessite du temps . »
Cette réalité est confirmée par le patron des sénateurs macronistes, François Patriat, qui constate déjà une baisse de fréquentation dans l’hémicycle parmi les élus renouvelables dès le mois de mai.
Des textes prioritaires mais un calendrier resserré
Certains projets restent pourtant jugés prioritaires par l’exécutif. On attend notamment un vote décisif sur la loi relative à la fin de vie et d’autres sujets majeurs comme le projet de loi constitutionnelle sur la Corse, ou celui « contre les troubles à l’ordre public au quotidien ». Pourtant, aucun ordre du jour définitif n’a encore été publié par le gouvernement.
En septembre, point de session parlementaire annoncée : place aux élections qui doivent renouveler près de 178 sièges sur les 348 que compte le Sénat – essentiellement dans le pourtour méditerranéen ainsi qu’en Gironde, Rhône et Alsace. Si aucune remise en cause majeure de la majorité actuelle n’est attendue, une percée du RN pourrait toutefois conduire à la création d’un groupe distinct au sein du Palais du Luxembourg.
Finalement, entre contraintes institutionnelles et échéances politiques serrées, c’est tout l’équilibre législatif qui vacille en cette fin de session parlementaire.