Européennes : L’Arcom épingle France Télé et France 24 après des « erreurs » liées à la diffusion de clips de campagne

Illustration. Le scrutin européen. ADN
Récemment, des dirigeants de petites listes ont exprimé leur mécontentement concernant la diffusion des clips électoraux de Renaissance et du RN au lieu des leurs, interpellant ainsi l'autorité de l'audiovisuel. Quelle sera la réaction de l'autorité ?
Tl;dr
- France Télévisions et France 24 ont reçu une mise en demeure de l’Arcom pour des erreurs de diffusion de clips électoraux.
- Les chaînes ont diffusé des clips de Renaissance et du RN à la place de ceux des petites listes.
- France Télévisions et France Médias Monde, auquel appartient France 24, ont reconnu leurs erreurs.
- Six responsables de petites listes dénoncent les règles de la campagne qui empêchent l’émergence d’idées nouvelles.
Polémique sur la diffusion des clips électoraux : mise en demeure pour France Télévisions et France 24
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom) a récemment adressé une «mise en demeure» aux deux diffuseurs publics majeurs : France Télévisions et France 24.
Accusées d’«erreurs» lors de la diffusion des clips électoraux pour les élections européennes, ces chaînes doivent dorénavant «respecter les dates et l’ordre de passage des émissions de la campagne officielle».
Diffusion erronée : reconnaissance et rectification par les diffuseurs
Selon l’information transmise par l’Arcom, les erreurs en question se comptaient de mardi à jeudi matin. Contacté par l’AFP, France Télévisions invoque une «l’erreur humaine». Le groupe public assure que «l’inversion a été rectifiée et que dorénavant, il sera très vigilant».
De son côté, France Médias Monde, dont dépend France 24, a reconnu des «décalages involontaires» dus à une «erreur d’interprétation» des créneaux horaires. Ce dernier groupe a affirmé avoir rétabli la diffusion normale des émissions de campagne.
Interversions de diffusion et dénonciations
Des clips de Renaissance et du RN ont été diffusés à la place des clips des petites listes. Pierre Beyssac, membre du Parti pirate, et Pierre Larrouturou, tête de liste de Changer l’Europe, ont dénoncé ce fait, qualifiant le geste de France Télévisions de «déni de pluralisme donc de démocratie».
Protestation devant l’Arcom
Face à cette situation, six responsables de «petites listes», dont Changer l’Europe et le Parti pirate, tiendront une conférence de presse ce lundi devant le siège parisien de l’Arcom. Selon leur communiqué, ils souhaitent «dénoncer les règles» de la campagne, les accusant de verrouiller le système politique et empêcher l’émergence d’idées nouvelles.