5 ans après la tempête Xynthia, rien n’a changé ou presque

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France Photo d'illustration.
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Un rapport rédigé par des sénateurs pointe du doigt l’insuffisance des mesures prises contre les risques d’inondations après la tempête Xynthia qui a balayé le littoral atlantique en 2010. Les systèmes d'alerte sont toujours aussi inefficaces.

Toute la France se souvient de ces images de désolation après le passage de la tempête Xynthia sur la côte atlantique le 28 février 2010. De nombreuses communes ont été dévastées par la montée des eaux pour des dégâts estimés à plus de 2,5 milliards d’euros et 47 personnes avaient perdu la vie.

Les élus de l’époque avaient alors promis que des actions allaient être menées rapidement pour éviter un nouveau drame dans les zones inondables. 5 ans plus tard, un rapport sénatorial dévoilé par le journal Le Parisien démontre que ces promesses sont loin d’être tenues.

Les sénateurs pointent du doigt les élus après Xynthia

Ce rapport, rédigé par les sénateurs François Calvet (Les Républicains, Pyrénées-Orientales) et Christian Manable (PS, Somme) est accablant. Il pointe notamment du doigt la lenteur de la réparation des digues endommagées. Après la tempête, 76 km de digues devaient bénéficier de travaux. Mais depuis 2013, seuls 10 km de travaux ont été effectués.

L’urgence se situe également dans la mise en place de repères de crue à installer sur les ponts ou les berges des rivières. « Dans les communes touchées par la tempête Xynthia, l’État en avait distribué 2 000, mais seuls 295 ont été posés à ce jour », affirme le rapport.

Un système d’alerte vétuste

Si la tempête Xynthia a provoqué tellement de dégâts matériels et humains, c’est également à cause de la vétusté des systèmes d’alarme. Ce réseau de sirènes est en cours de rénovation, mais les sénateurs demandent la mise en place d’un système d’alerte par SMS bien plus efficace et déjà en place aux Pays-Bas ou en Israël.

Autre point souligné par le rapport les « difficultés rencontrées par les représentants de l’État pour élaborer jusqu’à leur approbation, des plans locaux de prévention des risques d’inondation (PPRI) », parmi les mauvais élèves le PPRI de la Faute-sur-Mer qui a « encore été annulé le 29 janvier dernier ». Espérons que ce rapport fasse rapidement évoluer les choses afin d’éviter un nouveau drame, la météo devenant on le sait, de plus en plus capricieuse.

Crédits photos : Morguefile.com

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