Vols transatlantiques : bientôt plus longs à cause du réchauffement climatique ?

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Transports
Roue d'avion

Une étude révèle que l'une des conséquences inattendues du réchauffement climatique pourrait être celle d'une durée rallongée des vols transatlantiques.

On apprend au travers d'une étude paraissant en ce mercredi dans le journal Environmental Research Letters que les vols transatlantiques, soient ceux partant d'Europe pour l'Amérique du Nord, sont appelés à durer plus longtemps en raison du réchauffement climatique. Ce dernier tendant ainsi à renforcer les vents à haute altitude.

Plus concrètement, il devrait être question de vols rallongés d'environ cinq minutes. Comme le précise Capital.fr, cette durée s'avère supérieure à celle économisée sur des vols prenant la direction de l'Europe grâce à ces mêmes vents. En d'autres termes, un vol aller-retour apparaîtra plus long qu'à l'heure actuelle.

Réchauffement climatique : des vols d'Europe pour l'Amérique du Nord plus longs d'environ cinq minutes

Le principal signataire de l'étude Paul Williams (université de Reading) a ainsi déclaré : "Nous avons de bonnes raisons de penser que le 'jet stream' est en train de s'accélérer". Une enquête ajoutant que "les vols vers l'ouest auront à affronter des vents de face plus forts" et que "les vols vers l'est seront portés par des vents arrière plus forts".

Des trajets appelés à être plus chers et polluants

L'étude en question part du principe que les quantités de dioxydes de carbone vont se voir doublées dans l'atmosphère, un scénario que l'on nous présente d'ailleurs de plausible pour les prochaines décennies. Et outre des trajets plus longs, ceux-ci pourraient également être plus polluants encore et moins abordables : "Cela aura pour effet d'augmenter les frais de carburant, ce qui potentiellement peut provoquer une hausse des billets d'avion et ce qui aggravera l'impact écologique des vols". Et ce alors que lundi, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a établi un accord visant à fixer des plafonds d'émission de CO2 pour les nouveaux avions en production. Si l'hypothèse sur laquelle se basse l'étude se matérialisait dans les faits, un vol New-York / Londres présenterait alors des probabilités doubles de durer moins de 5 heures et 20 minutes.

Crédits photos : apiguide / Shutterstock.com

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