Vol d'armes militaires à Istres : Quatre suspects placés en détention provisoire

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Faits Divers
Un soldat français armé d'un FAMAS le 24 Novembre 2015 dansn le quartier de La Défense à Paris

Les quatre suspects, dont un militaire, soupçonnés d'avoir participé à un vol d'armes commis sur la base de l'armée de l'air à Istres (Bouches-du-Rhône), ont été mis en examen et écroués lundi soir.

Le 21 septembre, l’inquiétude était de mise à la base militaire d’Istres dans les Bouches-du-Rhône après la disparition d’au moins dix-huit pistolets automatiques et neuf fusils d’assaut Famas. Après enquête, quatre suspects ont été rapidement identifiés et interpellés.

Les quatre voleurs présumés, dont un militaire, ont été placés sous mandat de dépôt pour des faits présumés d’association de malfaiteurs en vue de commettre un vol en bande organisée, de recel, de violation de consignes en état d’urgence par militaire, de détention et de cession illégales d’armes de catégorie A et B selon les informations de La Provence.

Des caisses d’armes disparaissent

L’affaire débute mercredi dernier lorsqu’un militaire affecté au fret constate que 4 caisses militaires « contenant des carcasses d’armes de poing et d’épaule, des pièces de sécurité, ainsi que divers matériels techniques » ont disparu pendant la nuit.

En exploitant la vidéosurveillance de la base, quatre suspects dont un caporal-chef en charge du fret sont identifiés. Des perquisitions sont alors menées pendant lesquelles les enquêteurs retrouveront des pièces de sécurités volées qui ont permis de mettre hors service certaines armes selon les enquêteurs spécialisés de la gendarmerie. Reste que ces armes circulent toujours et qu’un seul pistolet a été retrouvé pour le moment. Les enquêteurs s’interrogent sur la manière dont elles ont pu être écoulées.

Une équipe de braqueurs ?

Selon les premiers éléments de l’enquête et les auditions des suspects, les armes seraient très certainement destinées à des équipes de braqueurs, la piste du terrorisme étant peu probable. L’un des suspects est en effet connu pour ses relations avec le grand banditisme local.

En plus de l’enquête judiciaire, une enquête administrative a été ouverte pour déterminer les circonstances précises du vol.

Crédits photos : © AFP/Archives KENZO TRIBOUILLARD

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