Vitrification d'ovocytes : une femme devient mère malgré son cancer

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Santé Un bébé (photo d'illustration)
Un bébé (photo d'illustration)

Souffrant d'un cancer, Céline a malgré tout pu donner naissance, en décembre dernier, à sa fille Élise grâce au recours à une vitrification d'ovocytes.

En janvier 2013, on diagnostique chez Céline un lymphome de Hodgkin, soit un type de cancer du système lymphatique. Cette jeune femme alors âgée de 29 se voit proposer un traitement énergique, avec en logique priorité le maintien en vie de Céline.

Des recherches sur la toile vont amener cette dernière à découvrir que sa fertilité peut être mise en péril par la chimiothérapie qui l'attend. Céline entre ensuite en contact avec le réseau régional de cancérologie OncoPaca-Corse. Lequel va ainsi l'aider à non seulement combattre le cancer, mais également à faire le nécessaire pour préserver sa fertilité.

Cancer : trois semaines de stimulation hormonale pour permettre à une patiente de donner la vie

Nos confrères de RFI rapportent que la jeune femme a assez vite vécu "trois semaines de stimulation hormonale pour amener des ovocytes à maturité". Elle a de même dû se soumettre à une ponction recueillant "quatre ovocytes", et ce de manière à lui assurer davantage de chances de grossesses futures. Il est ensuite question d'une vitrification d'ovocytes, ce qui signifie que les ovocytes recueillis ont droit à une congélation ultrarapide avant d'être stockés dans de l'azote liquide.

Une grossesse dès la première fécondation "in vitro"

Et si le recours à cette technique est permis depuis 2011, son efficacité apparaît toutefois faible. OncoPaca-Corse révèle en effet qu'au niveau mondial, seules six naissances ont été observées suite à une vitrification d'ovocytes et "dans le contexte de la préservation de la fertilité pour cancer". Pendant cinq mois, Céline va subir une "chimiothérapie agressive" avant qu'une "rémission complète" ne soit relevée. Il lui faudra cependant attendre un certain temps avant de se livrer à sa première fécondation in vitro, un délai s'expliquant par le besoin de s'assurer que la "toxicité de la chimiothérapie [ait été] éliminée de son organisme".

Et dès son premier essai, Céline tombera enceinte, avant de donner naissance en décembre 2015 à une petite Élise et de signer ainsi une première en France. La maman aura expliqué s'être sentie plus sereine pendant son combat contre le cancer à partir du moment où une grossesse était envisagée : "Dès le prélèvement effectué, de savoir que cela a été fait, ça enlève une préoccupation."

Crédits photos : Grzegorz Placzek/Shutterstock.com

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