Zika : le virus peut survivre dans le sperme pendant plusieurs mois

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Santé
Des chercheurs lyonnais ont réussi à créer des spermatozoïdes in vitro à partir de cellules souches testiculaires. Une première mondiale, selon eux

Le virus Zika peut persister plusieurs mois dans le sperme selon une études des scientifiques du CNRS, de l’INSERM, du CHU de Toulouse et de l’Université Paul Sabatier.

Plus les recherches sur le virus Zika avancent et plus ce dernier a de quoi inquiéter la communauté scientifique. Alors que nous vous évoquions la possible transmission de la maladie par la sueur ou les larmes plus tôt dans la journée, une équipe de chercheurs vient de démontrer que le virus pourrait survivre plus de 4 mois dans le sperme.

Zika se niche dans le sperme

Ces résultats proviennent d’une étude de chercheurs toulousains du CNRS, de l’INSERM, du CHU de Toulouse et de l’Université Paul Sabatier et ont été publiés dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases.

Les scientifiques ont étudié le cas d’un homme de 32 ans infectés par le virus Zika en Guyane française. Le patient présentait les symptômes de la maladie comme une fièvre permanente, des apparitions de boutons et des douleurs dans les articulations ou les muscles. En étudiant son sperme, les chercheurs détecteront la présence de Zika sans 3,5 % des spermatozoïdes du patient et des traces du virus dans le liquide séminal.

Et peut y persister plusieurs mois

Plus inquiétant encore, en prélevant des échantillons de sang et de sperme sur le patient pendant 141 jours, les chercheurs ont révélé que Zika persistait jusqu’à 37 jours dans le sang, mais qu’il peut rester actif jusqu’à 130 jours dans le sperme. Des études effectuées sur deux autres personnes infectées Zika ont gardé des traces du virus dans leur sperme entre 69 et 115 jours après leur contamination.

Cette persistance du virus fait se poser de nombreuses questions, notamment au sujet du don de sperme. Rappelons que l’OMS conseille aux personnes revenant de pays où Zika sévit de protéger leurs rapports sexuels pendant six mois, même si elles n’ont pas été infectées.

Crédits photos : © AFP/Archives Gerard CERLES

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