Viols présumés en Centrafrique : l'ONU annonce une enquête externe

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International Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies
Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU a annoncé l'ouverture d'une enquête externe et indépendante concernant les présumés viols de soldats sur des enfants en Centrafrique.

En plus des investigations déjà en cours portant sur les viols présumés en Centrafrique d'enfants par des soldats, l'ONU à l'intention d'en lancer une nouvelle. Le secrétaire général de l'organisation Ban Ki-moon a ainsi annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête externe et indépendante sur cette affaire.

Le porte-parole de Ban Ki-moon Stéphane Dujarric a indiqué à nos confrères du Figaro que cette enquête "ne concerne pas les faits mais la manière dont cette affaire, ainsi que d'autres informations importantes de cette nature, ont été gérées par l'Organisation". Elle ne devrait également pas avoir "d'impact sur l'enquête criminelle" soutenue "totalement" par l'ONU.

ONU : une enquête indépendante sur les viols présumés en Centrafrique

M. Dujarric a ajouté que la volonté du secrétaire général est "d'assurer que les Nations unies n'abandonnent pas les victimes d'abus sexuels, particulièrement lorsqu'ils sont commis par ceux qui sont censés protéger". Dans le même temps, on apprend la déclassification de l'enquête interne menée par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le général Pierre de Villiers. Une opération qui interviendra dès réception du rapport de l'ONU.

Une déclassification à venir

Les deux responsables n'ont d'ailleurs pas tardé à réagir après avoir pris connaissance du contenu du document. Une démarche judiciaire a ainsi été engagée, suivie par une enquête préliminaire n'ayant cependant pas conduit à une audition de militaires ou d'enfants. De son côté, le Cema (Chef d'État-Major des armées) a parallèlement procédé à une démarche de contrôle interne, une enquête visant à répéter d'éventuels dysfonctionnements au sein de l'amée. Aucun trouble n'aurait cependant été détecté d'après une source militaire française. Une information judiciaire a ensuite été ouverte le 7 mai dernier, amenant à ce que la justice requière le rapport de l'enquête interne de l'armée.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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