Violences des manifs du 1er mai : Besancenot met en cause la politique du gouvernement

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Politique Olivier Besancenot sur le plateau de "Territoires d'infos" le 2 mai 2016
Olivier Besancenot sur le plateau de "Territoires d'infos" le 2 mai 2016

Invité lundi de l'émission "Territoires d'infos", Olivier Besancenot a fustigé la politique du gouvernement dans son traitement des manifestations du 1er mai, et de dénoncer la remise en cause "du droit de manifester".

Dimanche, le candidat à la présidentielle de 2017 Jean-Luc Mélenchon prédisait une violence appelée à devenir mortelle dans les manifestations. Et de pointer directement du doigt la responsabilité du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans les débordements récemment observés.

Lundi, Olivier Besancenot était reçu sur le plateau de l'émission Territoires d'infos sur Public Sénat et Sud Radio. Le membre de la direction du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) s'en est lui aussi pris au gouvernement, et pas vraiment aux policiers envoyés sur le terrain pour gérer ces rassemblements anti-loi Travail : "Mon problème, c'est pas tant les forces de l'ordre, mon vrai problème, il est politique."

Besancenot : le gouvernement veut "prouver que le mouvement est voué aux violences"

Pour M. Besancenot, qui était de la manifestation de dimanche, le gouvernement chercherait à décrédibiliser le mouvement opposé au projet de loi de Myriam El-Khomri : "Je crois qu'il y a une tentative [du gouvernement] de stigmatiser, de diviser le mouvement et puis de faire peur aux gens. [...] Prouver que le mouvement, finalement, est voué aux violences, aux débordements".

Le droit même de manifester aurait été bafoué selon l'ex-porte-parole du NPA : "Ce qui a été mis en cause hier, c'était le droit de manifester. Voilà, quand vous avez un dispositif policier qui s'immisce au sein des manifestations, c'est périlleux pour la sécurité de la manifestation, pour les forces de l'ordre elles-mêmes d'ailleurs, d'autant plus qu'on sait qu'il y a une partie des manifestants qui sont en effet très remontés, très en colère".

Une urgence de "désenclaver le dispositif policier"

Olivier Besancenot tend d'ailleurs à se placer du côté des forces de Nuit debout quant à l'explication de l'évacuation du mouvement : "La version de Nuit Debout c'est que le gouvernement a évacué la place de la République et a prétexté [que cela venait des casseurs]". Et de signifier que "ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est probablement [d']une grève générale pour faire reculer le gouvernement".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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