Violences contre la loi Travail : des manifestants "chargés" par la police selon Martinez

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France Philippe Martinez sur RTL le 16 juin 2016
Philippe Martinez sur RTL le 16 juin 2016

Jeudi, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a affirmé que les violences observées lors d'une récente manifestation conte la loi travail ont découlé d'un "ordre" de "charger" les militants.

S'il ne nie pas les violences observées mardi lors de la manifestation contre la loi Travail de Myriam El Khomri, Philippe Martinez défend les militants et remet plutôt la responsabilité sur une décision supposément émise par les autorités compétentes.

Invité jeudi de nos confrères de RTL, le secrétaire général de la CGT a ainsi déclaré que, selon lui, les manifestants n'ont fait que réagir à une action offensive : "Dans la manifestation, il y a eu un ordre, je pense de la préfecture [...] de foncer sur les manifestants, alors que notre service d'ordre essayait de dégager la manifestation, et donc il y a eu des incidents entre la police et les manifestants".

Martinez : un "procès d'intention contre la CGT" après la manifestation de mardi

M. Martinez a enchaîné en déplorant une intention de fuir une profonde problématique : "Essayer de détourner le débat sur la CGT alors que le problème, ce sont des casseurs qui sont à l'extérieur des manifestations, c'est un nouveau procès d'intention contre la CGT".

Et d'ajouter qu'"il y a dû y avoir un ordre [...] de charger les manifestants, [...] quand c'est comme ça [...] chacun essaye de se défendre". Mardi, le Premier ministre Manuel Valls avait prêté à la CGT une "attitude ambiguë" vis-à-vis des casseurs, lesquels ne représenteraient qu'une portion négligeable des militants du syndicat d'après le préfet de police de Paris.

Le gouvernement appelé à "un peu se calmer"

Pour Philippe Martinez, son syndicat a bon dos dans la situation actuelle sociale du pays : "Le gouvernement, au lieu de jeter de l'huile sur le feu, devrait un peu se calmer. On a l'impression que tout ce qui se passe dans le pays, aujourd'hui, c'est de la faute de la CGT. "

Il a par ailleurs signifié que "malgré ce qu'a dit le Premier ministre hier, on ira au rendez-vous [NDLR : avec la ministre du Travail], parce que nous, nous avons le sens des responsabilités, et nous voulons trouver une solution".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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