Vincent Lambert : Son neveu réclame 1.000 euros par jour au CHU de Reims

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France Photo de Vincent Lambert prise le 3 juin 2015 dans sa chambre d'hôpital à Reims, fournie par sa famille
Photo de Vincent Lambert prise le 3 juin 2015 dans sa chambre d'hôpital à Reims, fournie par sa famille

François Lambert, neveu de Vincent Lambert, réclame la somme de 1000 par jour au CHU de Reims qui ne respecterait pas ses engagements de mener une procédure collégiale en vue de décider l’arrêt des soins du patient en état végétatif.

Le dossier Vincent Lambert va de nouveau passer devant les tribunaux. Selon une information du Monde confirmée par 20Minutes, François Lambert, neveu du patient plongé en état végétatif depuis 2008, a déposé une demande d’astreinte au tribunal administratif de Nancy pour forcer le CHU de Reims à relancer la procédure collégiale qui pourrait permettre un arrêt des soins.

1000 euros par jour de retard

François Lambert réclame donc 1000 euros par jour de retard dans l’application par le CHU de Reims de l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Nancy mi-juin. Ce dernier demandait au CHU de reprendre la procédure collégiale pouvant conduire à un arrêt des soins de Vincent Lambert.

En effet, depuis juin dernier, rien n’a vraiment bougé selon François Lambert qui rappelle qu’à l’époque, le CHU de Reims avait déclaré qu’il se conformerait à la décision prise à Nancy.

Le Conseil d’État saisi par les parents de Vincent Lambert

Le problème dans cette affaire, c’est que deux camps sont farouchement opposés au sujet d’un arrêt des soins. Les parents de Vincent Lambert ont saisi le Conseil d’État pour casser la décision prise en juin dernier. C’est certainement ce qui pousse le CHU de Remis à jouer la montre selon François Lambert.

Pierre et Viviane Lambert, farouchement opposés à la fin de vie pour leur fils, vont donc très certainement multiplier les procédures d’appel. Pour l’avocat des parents de Vincent Lambert interrogé par 20Minutes, estime que « François Lambert attaque l’hôpital qui soigne son oncle. Il est, de toute façon, favorable à l’euthanasie. Mais ce n’est pas la question. Que fait-on pour réunir une famille qui n’est pas d’accord sur le sujet ? Voilà plutôt à quoi l’on devrait réfléchir… » La question se pose tant la procédure semble traîner en longueur et à mesure que les autorités peinent à prendre une décision tranchée dans cette affaire.

 

Crédits photos : © COURTESY OF THE FAMILY/AFP/Archives -

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