Vin : la météo défavorable fait baisser la production française

Par , publié le
Économie Illustration. Un vignoble près de Blaignan, en Gironde.
Illustration. Un vignoble près de Blaignan, en Gironde.

Le ministère de l'Agriculture estime que les mauvaises conditions météo depuis avril vont faire baisser la production viticole de l'ordre de 10% pour l'année 2016.

Ce n'est qu'une estimation qui devra être révisée, mais le ministère de l'Agriculture fait déjà part d'une chute d'environ 10% de la production de vin dans notre pays à l'issue de cette année.

En cause, les conditions météo défavorables subies par les vignobles depuis avril dernier (gel, sécheresse, grêle). Et certaines régions viticoles connaîtront un recul plus fort que d'autres.

Vin : les estimations d'Agreste

Le service statistique du ministère de l'Agriculture table ainsi sur une production totale de 42,9 millions d’hectolitres contre 47,8 millions l'année dernière; un chiffre de 7% inférieur à la moyenne quinquennale.

L'Agreste indique dans le détail : "Le gel de printemps qui a touché certains bassins viticoles (Champagne, Bourgogne et Val de Loire), les épisodes récurrents de vent, conjugués à l’aggravation de la sécheresse sur le pourtour méditerranéen et les dégâts liés à la grêle dans certains bassins (Charente, Bourgogne-Beaujolais, Languedoc-Roussillon) pèsent sur le potentiel de production, dont le niveau est révisé à la baisse par rapport à l’estimation de juillet".

Un recul disparate

C'est en Champagne que la baisse pourrait être la plus forte, de l'ordre de 33%. De plus, dans cette région, un retard d'une semaine est observé sur le vignoble. Toujours du côté des vendanges, ce sont 10 jours de retard qui sont attendus pour en Bourgogne et Beaujolais, pour une baisse de production attendue de 21%.

Du côté des Charentes, 3.600 hectares ont déjà été détruits par la grêle et le gel. Dans cette région, la production serait en chute de 16%. En Languedoc-Roussillon, la baisse estimée est de 9%. Mais le recul de production pourrait être encore plus fort, si l'on considère les récents épisodes de grêle et de sécheresse, a d'ailleurs estimé Jérôme Despey, qui est le président du conseil spécialisé vin de l'établissement public FranceAgriMer.

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article