Cleveland va dédommager la famille de Tamir Rice, abattu en 2014

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International Tamir Rice, abattu à 12 en 2014 par un policier à Cleveland.
Tamir Rice, abattu à 12 en 2014 par un policier à Cleveland.

En novembre 2014, Tamir Rice, un jeune noir de 12 ans, était abattu par les forces de police. La ville de Cleveland va dédommager la famille de le victime à hauteur de 6 millions de dollars, une somme répartie sur deux années.

La ville de Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio, a fixé à 6 millions de dollars le dédommagement qu'elle va verser à la famille de Tamir Rice, ce jeune de noir de 12 ans abattu en novembre 2014 par un policier blanc. Ce dernier avait pris un jouet pour un vrai pistolet.

A l'époque des faits, cette mort avait soulevé un grand émoi à travers et en-dehors du pays, relançant pour la énième fois le débat sur l'usage des armes par les forces de l'ordre.

Cleveland : 6 millions de dollars pour la mort de Tamir Rice

Pour l'instant, il ne s'agit que d'un accord qui doit encore passer devant un juge mais il ne s'agit que d'une formalité. Si la ville devra régler la moitié de la somme en 2016, l'autre en 2017, cet accord lui évite surtout un possible procès au civil, et dont le jugement pourrait aboutir à une somme largement plus élevée.

Pour rappel, la police avait précisé peu après le drame : "L'arme en possession du suspect de 12 ans était une réplique de pistolet de type 'airsoft' ressemblant à un pistolet semi-automatique, avec l'indicateur de sécurité orange enlevé". Les policiers étaient intervenus suite à l'appel d'un témoin prévenant qu'un individu était en possession d'une arme.

"Rien ne ramènera Tamir"

Pourtant, selon les avocats de la famille, "Rien ne ramènera Tamir. Sa mort prématurée et inutile laisse un trou béant pour ceux qui le connaissaient et l'aimaient, qui ne pourra jamais être comblé (...) Aucune somme ne pourra la compenser".

Quant aux deux policiers poursuivis par la justice, un grand jury les avait disculpés en décembre 2015. Tim McGinty, procureur du comté de Cuyahoga, avait déclaré à l'issue du procès : "C'est un mélange absolu d'erreur humaine, de fautes et de manque de communication, mais les preuves n'indiquent pas que la police a eu un comportement criminel".

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