VIH : le Truvada plus seulement autorisé en milieu hospitalier

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Santé Une cellule du VIH
Une cellule du VIH

La ministre de la Santé Marisol Touraine vient d'annoncer que le Truvada, traitement préventif contre le VIH, va pouvoir être prescrit dans les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic, soit en dehors des hôpitaux.

L'an passé, on parlait de son éventuelle disponibilité prochaine, mais il s'agissait pas là de l'unique occasion où cette possibilité avait été envisagée. Ainsi, en 2012, un comité d'experts validaient la commercialisation du Truvada, un traitement préventif contre le VIH, ou virus du sida.

Et en septembre dernier, des chercheurs britanniques considéraient qu'il serait pertinent d'inclure le médicament dans "les outils courants de prévention". Finalement autorisé en janvier 2016 en milieu hospitalier, le Truvada va désormais pouvoir être prescrit dans les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Truvada : le traitement préventif contre le VIH prescriptible en CeGIDD

C'est la ministre de la Santé Marisol Touraine qui l'a annoncé à l'occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du SIDA, laquelle se tenait récemment à New-York (États-Unis). Vendredi, la mesure était inscrite dans un arrêté du Journal Officiel, et l'on attend maintenant un amendement de la recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Truvada.

Auprès de nos confrères de Pourquoi Docteur ?, le chargé de mission "Démocratie sanitaire' pour l’association AIDES Fabrice Pilorgé explique les conditions de ces prescriptions : "Jusqu’à présent, seuls les médecins hospitaliers pouvaient le prescrire, selon les termes de la RTU. Maintenant, les médecins expérimentés dans le domaine du VIH et qui exercent en CeGIDD vont pouvoir le faire. Cette formule ouvre la prescription aux médecins généralistes. Cela élargit considérablement les lieux potentiels de prise en charge."

Un arrêté concernant les populations vulnérables

Cette décision se veut d'ailleurs favorable aux populations isolées de par l'action de ces centres gratuits : "Le CeGIDD est fait pour aller vers les populations vulnérables au VIH et aux IST : il n’est pas à l’hôpital, un certain nombre de gens a l’habitude de le fréquenter, les horaires d’ouverture s’adaptent au public cible. De ce point de vue, c’est le bon outil : il multiplie les points d’accès dans des lieux conçus pour aller vers des populations cible et les recevoir."

Rappelons que dans la semaine, l'ONU a validé une nouvelle déclaration politique sur le sida décriée par une cinquantaine d'associations. Ces dernières estiment ainsi que le texte adopté traduit "une vraie volonté d’effacer [les] populations clés de la feuille de route."

Crédits photos : dream designs/Shutterstock.com

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