Vie extraterrestre : l'explication de la difficulté à en trouver

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Sciences La galaxie EGS-zs8-1
La galaxie EGS-zs8-1

Selon les conclusions d'une étude menée par deux Australiens, si l'on a pas encore trouvé de vie extraterrestre, c'est qu'elle a déjà disparu.

La vie extraterrestre, au moins sous sa forme primitive, existe quelque part de façon quasi-certaine. Et ce, même si nos techniques d'exploration en sont encore à un âge peu avancé, puisque des planètes semblables à la nôtre ont déjà été dénichées.

Dès lors, pourquoi l'Homme n'a encore trouvé aucune de ces vies ? Selon deux astrobiologistes australiens, la réponse est en apparence assez simple : ces vies ont déjà disparu car leur existence est de trop courte durée.

La vie primitive, si fragile

Dans la revue Astrobiolgy, les scientifiques précisent d'emblée que la naissance de la vie n'est pas un phénomène rare, avançant que de nombreuses planètes cousines de la Terre existent. En revanche, c'est la longévité de la vie qui est fragile. "Nous proposons un modèle dans lequel la vie, à son apparition, n’est pas qu’un passager passif mais subit une forte pression de sélection pour modifier et réguler activement son environnement", expliquent les chercheurs. Ce modèle, baptisé Gaian bottlenose, suggère que la vie est courte, et ne représente pas grand chose en comparaison avec le temps de l'univers.

L'extinction de bon nombre de vies extraterrestres serait donc due à son incapacité à modifier son environnement afin de perdurer. Aditya Chopra, l'un des deux auteurs, résume simplement : "La vie primitive est fragile, nous pensons qu’elle évolue rarement assez rapidement pour survivre".

Comment la vie peut-elle évoluer ?

"Pour produire une planète habitable, les formes de vie doivent réguler les gaz à effet de serre comme l'eau et le dioxyde de carbone pour garder des températures de surface stables", indique encore le scientifique. Dans le cas de vies éteintes, les preuves de leur courte existence resteraient aussi trop petites à observer.

Et l'auteur de conclure : "l’une des prédictions intrigantes de ce modèle est que la grande majorité des fossiles présents dans l’univers sont ceux laissés par une vie microbienne éteinte, et non par des espèces pluricellulaires comme les dinosaures ou les humanoïdes, qui ont besoin de milliards d’années pour apparaître".

Crédits photos : nasa

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