Le vernis qui détecte la "drogue du viol" bientôt commercialisé

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Illustration. Le comptoir d'un bar.

Nous vous en parlions il y a un peu plus de deux ans maintenant : la start-up qui développait un vernis à ongles permettant de détecter la présence dans une boissons de substances utilisées par les violeurs devrait être commercialisé début 2017.

"Grâce à ce vernis à ongles nous espérons dissuader les éventuels agresseurs de passer à l'acte, parce qu'ils ne pourront plus droguer leurs victimes en toute impunité. Nous voulons que la peur change de camps, et qu'elle passe de celui des victimes à celui des agresseurs". Voici ce que disaient en 2014 les concepteurs de ce produit, dont ils ont annoncé la commercialisation dans les prochains mois.

GHB, Ryphanol et Xanax détectés

Undercover Colors, la start-up en question, a été créée par des étudiants qui avaient obtenu une bourse de 100.000 dollars pour développer leur concept. Concrètement, si une femme ne se sent pas totalement en confiance face à un homme, il lui suffira de tremper son ongle dans une boisson et en présence d'une substance suspecte utilisée pour les endormir, la couleur du vernis changera.

Plus de 5 millions de dollars levés plus tard, la marque se dit prête à le commercialiser. Et c'est loin d'être un gadget dans un pays, les Etats-Unis, où le monde universitaire est durement touché par la "culture du viol". En effet, le site web de Grazia rappelle les chiffres d'une étude menée auprès de plusieurs milliers d'étudiants "8% d'entre eux indiquent en effet qu'ils pensent avoir déjà été drogués à leur insu. 16,8% des femmes droguées auraient par ailleurs indiqué avoir subi des relations sexuelles non consenties". Pour l'instant, seul le marché des Etats-Unis est concerné par la commercialisation de ce vernis.

Crédits photos : Kamira / Shutterstock.com

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