Venezuela : contre la crise, l'essence est augmentée de 6.000%

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International Des murs tagués du nom du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Des murs tagués du nom du président vénézuélien Nicolas Maduro.

La crise économique que connaît le Venezuela a conduit le président Maduro à relever les prix de l'essence de 6.000%. Même si ce prix est très bas dans le pays, cela ne sera peut-être pas sans conséquences sociales.

En 1989 déjà, le Venezuela avait fortement augmenté les prix de l'essence. Dans ce pays riche en pétrole, le litre de carburant n'a pas du tout la même valeur qu'en France. Il n'empêche, le président Nicolas Maduro, en décidant de l'augmenter de 6.000% pour faire face à la crise économique qui sévit dans le pays, risque de fortes tensions sociales.

Nicolas Maduro : "C'est une mesure nécessaire, je l'assume"

De fait, le litre de Super 95 passe de 0,01 dollar à 0,6 dollar, ce qui peut laisser rêveur dans un pays comme le nôtre. Mais la mesure est loin de faire rêver au Venezuela car le souvenir du Caracazo de 1989 est encore très présent dans les mémoires. Le Caracazo fait référence aux quelques jours qui avaient suivi une hausse des prix à la pompe; le peuple, descendu massivement dans les rues, avait été fortement réprimé et plusieurs centaines de morts avaient alors été déplorées.

Après une dernière hausse en 1997, une telle décision était restée tabou, jusqu'en 2016 donc. "J'appelle à la paix et au respect de ces décisions nécessaires. L'heure est venue d'installer un système qui garantisse l'accès aux hydrocarbures à des prix justes", a assené Nicolas Maduro.

Au Venezuela, le pétrole rapporte beaucoup moins qu'auparavant

Il faut dire que la conjoncture économique liée à l'or noir n'est pas favorable à ce pays d'Amérique latine. Si mardi la Russie, l'Arabie saoudite, le Qatar et le Venezuela se mettaient d'accord pour geler la production de pétrole et ainsi stabiliser les cours, les revenus ont chuté de 70% pour cette seule nation.

Le président Maduro espère que cette décision "impacte de manière positive les prix très bas du pétrole". D'autre part, il demande aux autre pays producteurs, tels ceux appartenant par exemple à l'Opep, de "repenser la façon dont nous produisons, accédons au marché et dont les prix sont fixés".

Crédits photos : Matyas Rehak / Shutterstock.com

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