Valérie Pécresse menace l'exécutif d'augmenter le prix du Passe Navigo

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France Valérie Pecresse
Valérie Pecresse

La présidente de la région Île-de-France menace d'augmenter le prix du Passe Navigo en instaurant une "taxe Valls". Le titre de transport pourrait augmenter de 10 à 15 euros par mois.

Cette fois Valérie Pécresse dégaine contre l'exécutif. Dans une interview accordée à nos confrères du Parisien, la présidente de la région Île-de-France reproche à Manuel Valls de "ne pas tenir ses engagements" de financement accru, et menace d'augmenter le prix du Passe Navigo.

Passe Navigo : une "taxe Valls" ?

"Le Passe Navigo à 70€ par mois a été improvisé par la gauche juste avant les élections régionales et n’est pas financé. Le Premier ministre, Manuel Valls, l’a reconnu, ajoutant qu’il allait transférer des ressources fiscales pour nous aider. Le problème, c’est qu’on ne voit rien venir, alors que le budget 2017 est en cours de préparation…", affirme Valérie Pécresse.

Interrogée par les deux journalistes du Parisien sur sa promesse de ne pas grever le budget des citoyens, elle dit ainsi "pousser un cri d'alarme", étant donné qu'elle a "réussi à maintenir à bout de bras le Passe Navigo à 70€ pendant toute l’année scolaire, avec une aide ponctuelle du gouvernement. Mais on ne peut plus continuer sans nouvelles sources de financement". Actuellement au tarif de 70 euros par mois, le titre de transport francilien pourrait ainsi être augmenté de 10 à 15 euros, toujours mensuellement, la présidente justifiant cette hausse par le fait que "tarif d'équilibre" du passe unique se situe "entre 80 et 85 euros selon le Stif" (syndicat des transports d'Ile-de-France).

Pourquoi une menace de la hausse du tarif ?

Pour justifier ce "devoir de vérité", Mme Pécresse avance que de tels fonds serviront à financer "de nouvelles lignes de bus, du matériel roulant neuf, plus de sécurité, de la vidéoprotection et le plan de modernisation que nous lancerons cet été. Les usagers ne peuvent plus continuer à voyager dans des bétaillères et des trains qui tombent en panne. Mon mandat, c’est d’améliorer la qualité. Et la qualité a un prix", plaide-t-elle encore.

Crédits photos : Stéphane Hubert (Visual Press Agency) pour Public Sénat/shutterstock.com

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