Val-d'Oise : 4 mois de prison ferme pour l'agression de deux homosexuels

Par , publié le
Faits Divers
Photo d'illustration. La balance de la justice.

Vendredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné un jeune homme de 25 ans à quatre mois de prison ferme pour avoir agressé deux homosexuels le mois dernier.

Pour avoir violemment agressé deux homosexuels il y a tout juste un mois devant un lycée d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise, un jeune homme de 25 ans a été condamné vendredi, par le tribunal correctionnel de Pontoise, à quatre mois de prison ferme.

Les faits remontent donc au jeudi 24 novembre dernier. L'une des deux victimes, la plus jeune âgée de 19 ans, allait chercher son diplôme de CAP dans son lycée. C'est en effectuant un geste d'affection avec son apparent compagnon, devant l'établissement, que tous deux ont alors fait réagir le prévenu.

Deux homosexuels agressés dans le Val-d'Oise : 4 jours d'ITT

D'après une source policière citée par nos confrères de Franceinfo, l'individu en question aurait lancé au couple : "Vous n'avez pas honte, il y a des familles autour". Et de s'en être physiquement pris à eux en leur assénant un coup de poing et un autre dans le tibia. Ce jeune homme serait ensuite remonté à bord de sa voiture.

Des violences qui auront valu au couple un et trois jours d'incapacité totale de travail (ITT). Il s'avère que l'agresseur était déjà connu des services de police pour plus d'une dizaine de faits de vols ou de violences, apparemment tous condamnés.

Un prévenu connu des services de police

Si l'avocat du prévenu Me Lehmann a reconnu qu'"il a fait n'importe quoi ce jour-là", il a également indiqué que son client travaillait "depuis plus d'un an et demi, avait une compagne". Ce à quoi Me Lacheneau, avocate des parties civiles, a répondu que l'accusé "dit être réinséré, mais la première des réinsertions c'est la tolérance".

La magistrate s'est dite "très satisfaite" du verdict rendu, et en particulier que la justice ait retenu la circonstance aggravante de violences commises "en raison de l'orientation sexuelle des victimes". Et ce alors que le prévenu semblait nier avoir agi pour ce motif.

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article

Pour en savoir plus