Ursula Gauthier est rentrée en France après son expulsion de Chine

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International Ursula Gauthier, la journaliste française expulsée de Chine, à son retour à Paris.
Ursula Gauthier, la journaliste française expulsée de Chine, à son retour à Paris.

La journaliste Ursula Gauthier, correspondante en Chine pour le journal l'Obs, est rentrée en France après son expulsion par les autorités chinoises. Elle livre ses impressions et parle de l'article qui a mis le feu aux poudres.

Spécialiste de la Chine, Ursula Gauthier, est rentrée tôt ce matin à Paris après que les autorités chinoises aient refusé de lui renouveler son visa de journaliste. C'est un article parlant de la situation dans la région de Xinjang qui a déclenché l'ire de Pékin et motivé son expulsion du pays.

Une expulsion assez absurde et incompréhensible

Arrivée à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, elle a livré ses impressions : "Revenir en France n’est pas le pire. Moi je pense à ceux qui sont restés, à tous mes collègues qui sont venus me dire au revoir. Eux se rendent parfaitement compte des enjeux, et c’est gravissime. S’il n’y a pas de presse étrangère indépendante pour couvrir la situation en chine, nous ne saurons pas ce qui se passe. Un jour, on se réveillera et ce sera trop tard ! J’ai l’impression que la Chine a un peu perdu la boule…"

Grande connaisseuse de la Chine, la journaliste avait publié le 18 novembre un article qui parlait de la répression dans la province du Xinjiang suite à une attaque. Cet article a déchaîné la colère des autorités chinoises.

Soutenue par ses confrères mais peu par les autorités françaises

La journaliste a été particulièrement soutenue par la presse française et étrangère. Elle regrette cependant que les autorités françaises ne se soient pas davantage exprimées. Elle estime que le gouvernement commet une "erreur d’appréciation" en ne défendant pas plus la liberté d'expression des journalistes travaillant en Chine.

De retour à Paris Ursula a indiqué qu'elle allait rejoindre sa rédaction à l'Obs et continuer à écrire sur la Chine et précise : "moi je ne m’arrêterai pas ! Je connais beaucoup de gens qui sont prêts à m’informer donc je continuerai à relayer les choses que je recevrais".

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