Union africaine: une mission de 5000 hommes sera envoyée au Burundi

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International Des militaires burundais  dans le quartier de Musaga, à Bujumbura le 11 décembre 2015
Des militaires burundais dans le quartier de Musaga, à Bujumbura le 11 décembre 2015

Afin de stopper les violences qui font rage au Burundi, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a voté l'envoi de troupes pour une mission de 6 mois.

Lors d'une réunion à Addis Abeba, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a décidé d'envoyer 5000 hommes en mission au Burundi afin de contrer l'intensification des violences. Bujumbura a 4 jours pour accepter le déploiement des troupes.

5000 hommes envoyés au Burundi pour ramener le calme

L'Afrique et la communauté internationale continuent de mettre la pression sur Bujumbura pour stopper les violences qui règnent dans le Burundi depuis des mois. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine vient "d’autoriser le déploiement d’une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu) pour une période initiale de six mois, renouvelable", selon un communiqué publié vendredi dernier. Le gouvernement burundais a 4 jours pour accepter l'envoi de cette mission. En cas de refus, l'UA déclare qu'elle prendrait "des mesures supplémentaires".

Cette Mission africaine de prévention et de protection au Burundi serait composée de 5000 hommes, policiers et militaires ainsi que des civils. Ils viendraient renforcer les experts militaires et observateurs des droits de l'homme déjà sur place. Son objectif sera de stabiliser la situation et de protéger les civils du Burundi.

Une décision prise suite à l'attaque du 11 décembre

Cette décision intervient suite aux attaques meurtrières de camps militaires qui ont eu lieu le 11 décembre, dans la capitale et en province. Ces attaques avaient entraîné de violents affrontements qui officiellement avaient fait 87 victimes, un bilan considéré bien en dessous de la réalité selon l'ONU et différentes ONG.

Les autorités burundaises risquent fort de refuser l'envoi de troupes sur son sol et elles accusent le Rwanda d'être l'instigateur des violences. Le porte-parole adjoint du président Nkurunziza, Karerwa Ndenzako, déclarait sur Twitter : "Le porte-parole du gouvernement estime que le CPS de l’UA devrait plutôt envoyer une mission (...) au Rwanda, les menaces contre la paix et la sécurité au Burundi venant de là".

Crédits photos : © AFP STRINGER

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