WWF : les activités humaines menacent la moitié des sites naturels classés par l'Unesco

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Nature Le parc naturel de Donana, en Espagne.
Le parc naturel de Donana, en Espagne.

Le WWF s'alarme du fait que la moitié des sites naturels classés par l'Unesco sont menacés par les activités humaines.

Déforestation, extractions minières et pétrolières,... Nombre des activités humaines pèsent lourd sur le milieu naturel, et selon l'organisation WWF, ce sont la moitié des 229 sites naturels classés par l'Unesco qui se trouvent directement menacés.

114 des 229 sites naturels en danger

Ainsi, l'ONG internationale de protection de la nature sauvage et des animaux précise dans son dernier rapport : "Sur les 229 sites naturels inscrits au patrimoine mondial, 114 sont concernés par des activités industrielles néfastes". Un chiffre qui dépasse de loin celui de l'Unesco lui-même, qui estime quant à lui le nombre de ces sites en danger à 18 uniquement.

Marco Lambertini, directeur de l'ONG, tient à préciser : "Nous ne sommes pas opposés au développement, mais nous sommes contre le développement mal planifié". Quelles sont les activités incriminées par le WWF ? "Entre autres activités néfastes qui sont souvent le fait de multinationales et de leurs filiales, on peut citer l'exploration et l'extraction pétrolière et gazière, l'exploitation minière, l'exploitation forestière illégale, la création de grandes infrastructures, la surpêche et la surexploitation des ressources en eau".

Quels sont les sites en danger selon le WWF ?

Parc des Everglades (Etats-Unis), îles Galapagos, site du Machu Picchu (Pérou), grande barrière de corail (Australie), volcans du Kamchatka (Russie),... tous les continents ont leur place dans cette liste. En Asie, ce sont les forêts tropicales de Sumatra qui n'encouragent guère à l'optimisme, du fait des exploitations en tous genres.

Plus près de la France, en Espagne, c'est le parc de Doñana (province de Huelva) qui inquiète : en effet, sa pollution majeure en 1998 par des déchets minier n'a pas suffi à décourager les autorités politiques espagnoles à donner de nouveau droit à une compagnie mexicaine de procéder à des exploitations.

Crédits photos : Shutterstock.com

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