Un village sur la Lune, le souhait du nouveau patron de l'ESA

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Sciences L'Agence spatiale européenne avait déjà dessiné un modèle de base lunaire en 2013.
L'Agence spatiale européenne avait déjà dessiné un modèle de base lunaire en 2013.

Johann-Dietrich Wörner, nouveau directeur de l'Agence spatiale européenne a évoqué à la BBC sa volonté de fonder un "village lunaire". Un projet dingue ? Pas tant.

Il n'est pas en poste depuis deux semaines que le nouveau directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) fait déjà parler de lui. Pas en mal, l'ingénieur de 60 ans jouissant sans aucun doute d'une excellente réputation. Non, l'idée qu'il a exposée à la BBC est plutôt insolite.

En effet, Johann-Dietrich Wörner a en effet confié le 13 juillet à nos prestigieux confrères britanniques son projet de création d'un village sur la face cachée de la Lune.

Plus qu'un village lunaire, une base spatiale

"Nous devons regarder au-delà de la Station spatiale internationale", commence-t-il quand le journaliste anglais lui demande ses projets en tant que tout nouveau directeur de l'ESA. "Nous devons envisager un plus petit vaisseau spatial en orbite terrestre basse pour la micro-gravité et je propose un village sur la face cachée de la Lune", ajoute-t-il alors.

Puis il précise : "Un village sur la Lune ne signifie pas seulement des maisons, une église et un hôtel de ville. Il s'agit d'impliquer des partenaires du monde entier qui contribueraient à cette communauté par des missions robotiques et astronautiques, mais aussi avec un support de communication satellite".
En novembre, l'ESA avait imaginé à quoi pourrait ressembler un tel village, construit à l'aide d'imprimantes 3D :

Un projet mondial

Ce village serait aussi un symbole de paix : "Nous avons suffisamment de problèmes sur Terre entre les différentes nations. L'espace doit dépasser ces problèmes et la lune semble être une bonne proposition", ajoute le directeur de l'ESA. Au-delà de cette jolie déclaration pleine de fraternité, il va sans dire que l'Europe seule ne pourrait supporte les coûts d'une telle construction, qu'on imagine faramineux.

Voilà pourquoi il aimerait parvenir à une collaboration non seulement américano-européenne, mais également avec participation chinoise. Chose que refuse la Nasa à l'heure actuelle. Pourtant, on le sait, l'agence spatiale américaine qui est très fortement tournée vers Mars, pourrait profiter d'une telle base avancée.

Crédits photos : ESA/Foster

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