Psychostimulants : 30% des étudiants en médecine y ont déjà eu recours

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Santé
Des étudiants dans une salle de cours à l'université d'Aix-Marseille, en septembre 2014

Une étude française révèle qu'un tiers des étudiants en médecine a utilisé des psychostimulants pour booster leurs capacités au cours de leurs études.

On le sait, les études pour devenir médecin sont longues et difficiles, notamment en deuxième et sixième années, où les étudiants ont d'importants examens en fin d'années.

Le quotidien Le Monde a mis en avant lundi les résultats d'une étude menée auprès de 1.700 carabins par les psychiatres et chercheurs Guillaume Fond et Philippe Domenech du groupe hospitalier Henri-Mondor, Créteil (Val-de-Marne).

Les résultats de cette étude révèle que 30% des étudiants en médecine ont pris des stimulants (en dehors du café et de la vitamine C) vendus librement comme le Guronsan (un comprimé mélant de la caféine concentrée et de la vitamine C) ou encore des boissons énergisantes. 6,7% des étudiants admettent avoir utilisé des médicaments vendus sur ordonnance comme des corticoïdes, le Ritaline, du Modafinil...

5,2% des étudiants en médecine ont pris de la cocaïne ou de l'ecstasy

Enfin, plus grave, 5,2% des étudiants en médecine ont utilisé des produits illicites comme de la cocaïne ou de l'ecstasy.

"Notre étude suggère que les comportements de consommation de psychostimulants sont très fortement influencés par les rythmes académiques des études médicales, et notamment les deux grands examens, en première et en sixième annéeLe type de psychostimulant dépend, lui, de l’accessibilité au produit", expliquent les responsables de cette étude. Ainsi ce serait au moment des examens importants que les étudiants consommeraient le plus ce genre de produits, ainsi que pendant les gardes pour améliorer leur vigilance.

Quant au choix du type de psychostimulant ? il "dépend, lui, de l'accessibilité au produit".

Crédits photos : © AFP/Archives Boris Horvat

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