Un sternum et une cage thoracique en 3D, greffés à un patient

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Tech Vue des pièces réalisée en titane et en impression 3D.
Vue des pièces réalisée en titane et en impression 3D.

Voici une nouvelle application de la technologie d'impression 3D : un patient espagnol de 54 ans s'est fait greffer, avec succès, des côtes et un sternum en titane.

La technologie 3D ne lasse pas d'impressionner, surtout quand elle se met au service de l'être humain. Si elle est déjà appliquée au corps humain, c'est toutefois une première mondiale qui a eu lieu à l'Hôpital universitaire de Salamanque, au centre-ouest de l'Espagne.

Un patient de 54 ans a en effet été greffé avec succès, d'un sternum et d'une partie de la cage thoracique, le tout en titane.

Le titane pour remplacer l'os

Cet homme était atteint d'un sarcome, une tumeur cancéreuse rare qui se développe à partir des tissus conjonctifs. Si les médecins ont choisi ce type d'intervention, c'est qu'aucune de celles traditionnellement réalisées n'était possible, compte tenu du caractère complexe de cette partie du corps.

Mais les chirurgiens n'ont pas oeuvré seuls pour effectuer cette prouesse médicale. Une imprimante 3D spécifique, qui appartient à une société australienne (Anatomics), a été sollicitée. L'entreprise explique, par la voix de son patron Andrew Batty : "Nous voulions imprimer l'implant en titane en 3D en raison de sa géométrie et de sa conception complexe".

Une prothèse entièrement personnalisable

Cette prothèse est dotée d'un sternum rigide, à partir duquel sont fixées des tiges semi-flexibles, lesquelles se substituent aux côtes. FuturaSciences rapporte les paroles d'Alex Kingsbury, l'un des membres de l'équipe de production : "L'imprimante fonctionne en dirigeant un faisceau d'électrons vers un lit de poudre de titane pour le faire fondre. Ce processus est ensuite répété, pour construire le produit couche par couche jusqu'à ce que vous ayez un implant complet".

Et le patient, dans toute cette technologie ? Selon les chirurgiens, sa prothèse lui va "comme un gant", et il est rentré à son domicile pour y poursuivre sa convalescence. Et ce, moins de 12 jours avant cette nouvelle prouesse technique. Prouesse qui succède, dans le même ordre d'idées et à titre d'exemple, à cette vertèbre en 3D implantée chez un garçon Chinois en 2014. Des exemples qui ne manqueront pas de se multiplier à l'avenir.

Crédits photos : Anatomics

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