Un top model perd sa jambe à cause d’un tampon hygiénique

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Santé Une femme tenant un tampon hygiènique (illusttation)
Une femme tenant un tampon hygiènique (illusttation)

Lauren Wasser, une mannequin américaine de 27 ans, a dû être amputée d'une jambe suite à une infection causée par un tampon hygiénique. Un cas de syndrome du choc toxique.

Jusqu’à ce jour tragique d’octobre 2012, tout réussi à Lauren Wasser, une jeune mannequin de 24 ans à l'époque. La jeune femme fait partie des mannequins les plus prisés du moment, suivait des études dans une université prestigieuse et pratiquait le basket à un très bon niveau.

Mais sa vie bascule à cause du « syndrome du choc toxique » (SCT) provoqué par un tampon hygiénique. La jeune femme passe près de la mort et devra subir une amputation de la jambe droite.

Empoisonnée à cause d’un tampon

Le jour du drame, Lauren Wasser se sent assez mal et met les douleurs qu’elle ressent sur le compte de ses règles qui débutent. La jeune femme utilise alors un tampon de la marque qu’elle achète habituellement (Kotex), mais le mal ne fait qu’empirer et le mannequin quitte une soirée à cause de la douleur rentrer chez elle.

Sa mère la retrouve le lendemain matin allongée sur le sol et inconsciente. Elle sera alors transportée d’urgence à l’hôpital.

Le Syndrome du choc toxique encore très confidentiel

Le constat des médecins est alors alarmant, les organes internes de la jeune femme cessent peu à peu de fonctionner et les premières analyses confirment le diagnostic, la jeune femme souffre d’un syndrome du choc toxique lié à son tampon hygiénique et devra se faire amputer de la jambe.

Cette infection est causée par une bactérie qui pénètre dans la peau puis dans la circulation sanguine. Les premiers symptômes font penser à une grippe mais la maladie peut rapidement affecter les organes. Repéré chez les enfants et les personnes récemment opérées, le syndrome a été détecté chez des utilisatrices de tampon dans les années 1980.

Après son combat pour pouvoir remarcher normalement, Lauren Wasser se bat désormais pour que la prévention du SCT soit plus efficace et c'est pour cela qu'elle a tenu à raconter son histoire sur le site Vice. On estime qu’une utilisatrice de tampon sur 100 000 contracte cette infection chaque année aux États-Unis.

Crédits photos : tormashka - Shutterstock.com

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