Ukraine : les participants d'une conférence LGBT agressés

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International Le drapeau LGBT
Le drapeau LGBT

Samedi à Odessa, en Ukraine, des hommes encagoulés ont jeté des grenades fumigènes sur les participants d'une conférence englobant les communautés LGBT, laquelle était appelée à avoir lieu en ce même jour.

Les faits se sont produits samedi à Odessa, en Ukraine. Alors qu'une conférence des communautés homosexuelle, bi et transsexuelle (LGBT) était attendue pour se tenir en ce jour dans une salle de la ville, ses participants ont été agressés par des hommes encagoulés s'étant invités sur les lieux.

Dans des propos rapportés par l'AFP, Kyrylo Bodelan, porte-parole de la Gay Pride d'Odessa, a déclaré que ces individus "ont jeté plusieurs grenades sur les participants avant de s'enfuir", mais que "personne n'a été blessé". En attendant une éventuelle revendication de cette attaque par un quelconque mouvement politique, Kyrylo pense connaître la motivation des assaillants.

Agression contre une conférence LGBT : une "provocation" destinée à faire échouer un festival ?

Pour le porte-parole, cet incident représente ainsi une "provocation visant à faire échouer" un festival des LGBT. Ce dernier allait inclure la Gay Pride, pour un déroulement qui était censé s'inscrire samedi. Sauf qu'un peu plus tôt dans la semaine, jeudi, un tribunal local avait répondu favorablement à la requête du conseil municipal en faisant annuler cette Gay Pride.

Gay Pride interdite à Odessa : la décision du tribunal estimée "illégale"

Kyrylo Bodelan estime que "la décision du tribunal est illégale" et qu'"elle viole notre droit constitutionnel de rassemblement". Pour justifier sa démarche, le conseil municipal avait déclaré redouter des violences. Ce qui n'a pas toutefois empêché une manifestation de se tenir samedi près de la mairie, où quelques militants s'étaient rassemblés pour demander l'égalité des droits en ordre dispersé. Ce qui a entre autres donné lieu à une agression de la part d'une vieille dame, qui avait tenté d'arracher des mains d'un militant une pancarte sur laquelle était inscrit le message "La dignité n'a pas de couleurs". Ce n'est pas la première fois que ce manifestant subit des agressions, mais celui-ci considère que des efforts doivent nécessairement être fournis dans l'espoir d'un meilleur regard de la société : "Si on ne fait rien, ce sera comme en Russie."

Crédits photos : shutterstock

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