Turquie : le corps d'une icône LGBT retrouvé brûlé

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International
Deux activistes LGBT, dont Hande Kader, durant la répression de la Gay Pride d'Istanbul

Plus tôt dans le mois, le corps d'une icône de la cause LGBT a été retrouvé brûlé en Turquie. Une marche visant à dénoncer les violences commises à l'encontre de cette communauté est attendue pour avoir lieu dimanche.

Le 28 juin 2015, elle s'était assise avec une autre activiste de la cause LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans) devant un blindé cherchant à réprimer la Gay Pride, laquelle se tenait alors à Istanbul (Turquie). Le 8 août dernier, le corps de Hande Kader a été retrouvé brûlé dans le quartier de Zekeriyakoy.

Le Daily Mail rapporte que la jeune transsexuelle de 22 ans avait été vue pour la dernière fois la semaine passée alors qu'elle entrait dans la voiture d'un client, exerçant en effet l'activité de prostituée. On ignore si le drame constaté en début de mois a découlé de cette rencontre.

Mort de Hande Kader, icône LGBT : des tests ADN en cours

L'un de ses proches avait ensuite alerté les autorités de sa disparition, avant la macabre découverte. Si les prothèses de Hande Kader ont permis son identification et que plusieurs personnes de son entourage l'ont reconnue, des tests ADN continuent d'être menés. Possiblement pour retrouver le trace de son ou de ses agresseurs.

Il y a quelques jours, une pétition a été lancée sur Change.org afin de demander à ce que les autorités compétentes, soient les ministères de l'Intérieur et de la Justice ainsi que le département de la police retrouvent le ou les meurtriers de Hande Kader.

Une marche prévue pour dimanche

Depuis sa mort, le mot-dièse #HandeKaderSesVer a été lancé sur les réseaux sociaux pour honorer la mémoire de la jeune activiste. Il est d'ailleurs attendu qu'ait lieu, en ce dimanche, une marche dont le but sera de dénoncer les violences commises envers les membres de la communauté LGBT.

Le 4 août dernier, un réfugié syrien homosexuel avait été retrouvé mort dans le centre d'Istanbul, le corps décapité. Rappelons que si la Turquie ne reconnaît pas officiellement l'homosexualité telle un délit, il arrive cependant que des personnes de cette orientation sont ciblées par des attaques homophobes.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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