Tunisie : une embusquade djihadiste tue 2 soldats et en blesse 4 autres

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International Les forces spéciales tunisiennes surveillent, le 21 mars 2015, les abords de l'aéroport de Tunis
Les forces spéciales tunisiennes surveillent, le 21 mars 2015, les abords de l'aéroport de Tunis

Hier lundi, l'armée tunisienne organisait une opération de ratissage, lorsqu'elle a été prise en embuscade par des djihadistes. Deux soldats sont morts et quatre autres blessés.

Suite à l'enlèvement d'un berger, l'armée tunisienne a mené une opération de ratissage dans le centre-ouest de la Tunisie, non loin de la frontière avec l'Algérie. Alors qu'ils étaient dans un massif montagneux, les militaires ont été pris en embuscade par les djihadistes. Les échanges de tirs ont tué deux militaires.

Une opération de ratissage après un enlèvement qui tourne mal

Dimanche 11 octobre, un berger de 37 ans a été enlevé alors qu'il faisait paitre ses moutons sur le mont Sammama par un groupe de djihadistes. La scène s'est déroulée près du mont Chaambi dans la province de Kasserine, qui est une importante base dans le maquis pour les djihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamiste (AQMI).
Selon Belhassan Oueslati, porte-parole du ministère de la défense tunisienne : "Lors d'une opération de ratissage, des terroristes retranchés sur le mont Sammama ont ouvert le feu sur nos soldats et, après un échange de tirs, deux militaires sont tombés en martyrs et quatre ont été blessés". Le sort du berger n'est toujours pas connu à cette heure.

Une attaque revendiquée par la Phalange Okba Ibn Nafaa

La Phalange Okba Ibn Nafaa, groupe faisant partie de l'AQMI, a hier soir revendiqué l'attaque sur Internet. Le groupe a parlé de "l'exécution de deux espions" et a de nouveau menacé "toute personne aidant ou renseignant (l'armée) sur les moudjahidines". Le groupe la Phalange Okba Ibn Nafaa est connu pour avoir revendiqué plusieurs attentats en Tunisie dont celui ayant causé la mort d'un douanier. Bien que revendiqué par l'État Islamique, les autorités tunisiennes pensent par ailleurs que le groupe est responsable du sanglant attentat du musée de Bardo qui avait tué 21 personnes, majoritairement des touristes.
Les autorités pensent que le groupe se serait scindé en deux et qu'une partie aurait rejoint les rangs de l'État Islamique. Depuis l'année 2011, la Tunisie est en proie à une augmentation des attaques terroristes ayant coûté la vie à des dizaines de personnes.

Crédits photos : © AFP/Archives Fethi Belaid

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