Tuerie du Bataclan : Un enregistrement audio glaçant révélé

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France Le groupe Eagles of Death Metal en concert le 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris
Le groupe Eagles of Death Metal en concert le 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris

Le journal Le Parisien a mis la main sur un enregistrement audio effectué à l’intérieur du Bataclan lors de l’attaque du 13 novembre. De quoi reconstituer pas à pas le déroulement de cette soirée macabre.

Alors que le Bataclan s’apprête à redonner ses premiers concerts 5 mois après la tuerie du 13 novembre, l’enquête suit son cours pour déterminer le déroulement exact de cette macabre soirée.

Nos confrères du journal Le Parisien ont réussi à se procurer un enregistrement audio effectuée lors de l’attaque terroriste. Un témoignage sonore glaçant.

Un enregistrement audio retrouvé au Bataclan

Cet enregistrement a été retrouvé par les enquêteurs de la brigade criminelle et remis à la justice. Il provient du dictaphone d’un spectateur retrouvé au premier étage de la salle de concert et déclenché au début du concert des Eagles of Death Metal et dure plus de 2 heures et 30 minutes.

Les premiers mots qui surgissent de l’enregistrement arrivent au début de l’attaque et proviennent d’un spectateur qui crie « Planquez-vous ! » alors qu’il comprend la gravité de la situation qu’il est en train de vivre. À partir de là et pendant 7 minutes, on entend plus que des rafales de coups de feu quasi initérompues.

Retracer le déroulement de la soirée

Les tirs s’arrêtent et alors, l’un des terroristes crie alors « Lève-toi ou je te tue ». Débutent alors les revendications des assaillants qui déclarent « Vous bombardez nos frères en Syrie et en Irak. Pourquoi on est ici nous ? On est venus jusqu’en Syrie (sic) pour vous faire la même chose. » et d’ajouter « L’heure de la revanche est arrivée » avant de se revendiquer clairement de Daesh, qui serait « partout, en France, aux États-Unis ». « Nous, on est des hommes, on vous bombarde sur terre. On n’a pas besoin d’avion, nous. Voilà, vous avez élu votre président Hollande, voilà sa campagne. Remerciez-le »

Puis vient le moment où le premier policier de la BAC entre dans la salle et met en joue le terroriste Samy Amimour avant de lui tirer dessus, ce qui provoque l’explosion de la bombe qu’il porte sur lui. Les autres terroristes se réfugient alors sur le balcon de la salle de spectacle où ils entrent en négociation avec les forces de l’ordre grâce au téléphone d’un spectateur. D’autres policiers entrent alors dans la salle. Les terroristes les repèrent et les mettent en garde « Arrête-toi ! Casse-toi. Je fais sauter les otages », lance l’un des deux terroristes. Le fonctionnaire fait alors demi-tour.

À 23 h 37, un policier indique dans sa radio « Sortez-les de là, y’en a marre ». Il est 23 h 45 quand le négociateur de la BRI informe ses responsables qu’aucune reddition ne sera possible. L’assaut final est donné 40 minutes plus tard.

Crédits photos : © Rock&Folk/AFP/Archives Marion Ruszniewski

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