Trois Anonymous condamnés pour des attaques de sites Internet publics

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Société 2 membres des Anonymous
2 membres des Anonymous

Trois militants du groupe Anonymous ont été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir attaqué différents sites web publics.

Le Tribunal de grande instance de Nancy a condamné lundi trois militants activistes du groupe Anonymous à de la prison avec sursis et à verser plusieurs milliers d'euros de dédommagement à trois institutions publiques dont les sites web avaient fait l'objet d'une attaque informatique.

Anonymous en Lorraine : de 4 à 8 mois de prison avec sursis

C'est dans une salle d'audience archi-pleine que les trois prévenus ont été jugés, l'un d'entre eux était absent. A l'issue du procès, Cédric Sibille 36 ans était condamné à 8 mois de prison avec sursis. David Druart, 41 ans ainsi que Loïc Schneider, 20 ans, ont quant à eux écopé de 4 mois d'incarcération, toujours avec sursis. En outre, ils devront s'acquitter d'une amende de près de 6.000 euros envers la région Lorraine, et de 1.500 euros envers le conseil départemental de la Meuse, qui avaient été attaqués. Enfin, 1 euro symbolique devra être versé à l'Agence nationale des déchets radioactifs, attaquée elle aussi.

Ils étaient poursuivis pour "accès frauduleux dans un système de traitement informatisé de données", "suppression de données résultant d'un accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" et "entrave au fonctionnement d'un système de traitement de données". La circonstance aggravante de faits commis en bande organisée a été ajoutée. A noter qu'ils comparaissaient aussi pour "intrusion et modification de données", mais ont été relaxés de ces accusations.

L'un des prévenus évoquait une "action de contestation comparable à une manifestation"

Le jour de l'audience le 9 novembre dernier, l'un des prévenus, Loïc Schneider, s'était confié à l'AFP : "Ces attaques, il faut vraiment les relativiser, elles ne sont pas si incroyables que ça. Ce n'est pas du piratage, c'est une action de contestation comparable en DDOS à une manifestation, un blocus d'université". Pour rappel, une attaque DDOS consiste à saturer les serveurs des sites attaqués, de requêtes, les empêchant d'être disponible aux internautes.

Quant à l'avocat de ce dernier, Me Etienne Ambroselli, il déclarait, toujours à l'AFP : "le centre de stockage (de déchets radioactifs à Bure dans la Meuse, Ndlr) qui est prévu coûtera 40 milliards d'euros, c'est un projet titanesque (...) qui mérite un débat digne de ce nom et je comprends cette volonté des militants d'utiliser un outil informatique pour donner une visibilité à cette cause".

Crédits photos : Rob Kints / Shutterstock.com

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