Tremblay : le résident d'un foyer de vie retrouvé calciné dans sa baignoire

Par , publié le
Faits Divers Un véhicule de pompiers (photo d'illustration)
Un véhicule de pompiers (photo d'illustration)

Dans la nuit de samedi à dimanche, le résident d'un foyer pour handicapés de Tremblay a été retrouvé mort dans sa baignoire, brûlé par l'incendie survenu au sein du bâtiment.

Le drame s'est produit dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 mars à Tremblay (Ille-et-Vilaine), au sein du foyer de vie pour personnes handicapées "Le Chemin des îles". Il était aux alentours de 2h00 lorsque l'alarme incendie s'est déclenchée dans l'aile de l'établissement.

Les pompiers vont alors se rendre sur place pour tenter d'éteindre l'apparent feu, et de découvrir le corps calciné d'un résident du foyer qui gisait dans sa baignoire. Les soldats du feu n'ont pas tardé à maîtriser l'incendie pour ainsi empêcher d'autres chambres d'être touchées. Nos confrères de Ouest-France, qui rapportent l'information, ajoutent que ce feu a néanmoins légèrement intoxiqué quatre personnes, lesquelles ont rejoint l'hôpital des Marches-de-Bretagne pour s'y soumettre à des contrôles.

Incendie dans un foyer pour handicapés : un mort et un résident choqué

Le sous-préfet de Fougères-Vitré Fabien Martorana, qui a fait le déplacement dans le courant de la nuit, a déclaré que "le temps de l'arrivée des pompiers, le personnel de l'établissement a procédé aux évacuations de secours et au rassemblement des résidents de ce foyer. Et à l'occasion du comptage, deux personnes manquaient à l'appel. Une personne a été retrouvée isolée en état de choc et l'autre personne malheureusement était morte brûlée dans la douche de sa chambre".

Une cellule d'aide psychologique en place

La gendarmerie a ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de la mort d'André, dit Dédé, un homme de 47 ans qui résidait au "Chemin des îles" depuis août 1993. La directrice du centre hospitalier des Marches de Bretagne Josiane Bettler a quant à elle indiqué avoir "une pensée pour les personnels et la famille" du défunt. Pour le premier adjoint Pierre Masson, "on a évité le pire. Lorsque je suis arrivé vers 2h25, l'ensemble des résidents avaient été mis en sécurité." Les familles des pensionnaires ont été prévenues des faits et une cellule d'aide psychologique mise en place ainsi qu'un numéro d'urgence : 02 99 98 20 11.

Crédits photos : jean schweitzer/Shutterstock

Partager cet article

Pour en savoir plus