Tourcoing : licenciée pour une boîte de tomates à 85 centimes ?

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Faits Divers Photo d'illustration. Une femme poussant un chariot au supermarché.
Photo d'illustration. Une femme poussant un chariot au supermarché.

Une hôtesse de caisse de Tourcoing affirme avoir été licenciée pour n'avoir pas comptabilisé une boîte de tomates à 85 centimes ajoutée sur le tapis par une cliente.

Une hôtesse de caisse a signifié son intention de saisir les Prud'hommes après avoir été licenciée pour une boîte de tomates à 85 centimes non comptabilisée. Les faits remontent au samedi 9 juillet dernier et se sont produits dans un magasin Auchan City de Tourcoing. Cette employée, présente depuis l'ouverture de l'enseigne en 2011, y occupe alors une place aux caisses automatiques.

Dans des propos rapportés par nos confrères de La Voix du Nord, cette femme de 41 ans raconte sa version de l'affaire : "Une dame est passée en caisse et m’a demandé de soustraire deux paquets de pâtes sur les quatre de ses achats, ce que j’ai fait de mon pupitre. À mon insu, alors que je surveillais les opérations depuis mon écran et les six caisses du poste, elle a rajouté un article qui n’a pas été scanné."

Licenciée pour 85 centimes ? Une hôtesse de caisse trompée "à son insu"

Si cette hôtesse de caisse n'a donc pas remarqué cet ajout, cela n'a pas été le cas du service de sécurité du magasin, lequel est ainsi intervenu pour demander à la cliente de régler les 85 centimes que coûtait cette boîte de tomates. La salariée poursuit en indiquant avoir "terminé [son] service normalement" sans avoir été sanctionnée.

Mais trois jours plus tard, soit le lundi suivant, ce fait lui revient aux oreilles une fois arrivée au travail : "Un agent de sécurité m’a directement conduite auprès du chef de service. Celui-ci m’a remis un courrier me stipulant une mise à pied conservatoire de onze jours".

"Une manipulation frauduleuse volontaire" pour l'enseigne

L'hôtesse de caisse fait ensuite l'objet d'une convocation à un entretien préalable au licenciement le 22 juillet. Un rendez-vous auquel elle ne pourra toutefois pas se rendre : "J’étais bouleversée et mon médecin m’a mise en arrêt maladie". Et le 28 juillet, elle reçoit un courrier lui apprenant son licenciement pour faute grave.

Pour Auchan City, le problème semble plutôt se situer au niveau d'une prétendue "manipulation frauduleuse volontaire" de la salariée, de par sa promotion accordée à la cliente (deux paquets de pâtes payés au lieu de quatre). Pour le chef de la sécurité du magasin, "l’employée est délibérément intervenue sur son écran pour valider ce que l’on appelle un chariot de complaisance. Elle était de connivence : il y a malversation." Une employé ayant déclaré qu'elle ne baissera pas les bras dans ce dossier, en se disant même "prête à aller jusqu’aux Prud’hommes".

Crédits photos : Shutterstock.com

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