Tourcoing : agression violente sur le personnel des urgences de l'hôpital

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Faits Divers Entrée de l'hôpital Dron, à Tourcoing.
Entrée de l'hôpital Dron, à Tourcoing.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une partie du personnel soignant du service des urgences de l'hôpital Gustave Dron de Tourcoing a subi un véritable déchainement de violence.

Agression d'une rare violence dans la nuit de samedi à dimanche dans le service des urgences du Centre hospitalier Dron de Tourcoing (Nord). Deux médecins et un interne ont subi les coups d'une dizaine de personnes.

"C'est de la violence immédiate"

Aux alentours de minuit, 3 véhicules dans le sas des ambulances pour y déposer une personne âgée présentant des "troubles de la conscience", relate La Voix du Nord. Le quotidien cite un témoin : "Et là, sans motif apparent, ces personnes vont se montrer agressives avec les infirmières".

Hacène Moussouni, chef du service des urgences, est encore sous le choc : "Nous ne sommes même pas dans un problème de délais de prise en charge du patient. C’est de la violence immédiate". 

Des coups qui pleuvent, des cheveux arrachés

Alors que le patient âgé est pris en charge, une infirmière raconte : "Là, une dizaine de personnes sont entrées en force dans le box. Là, une personne leur a demandé de sortir. Cinq personnes sont entrées dans ce qu’on appelle la rotonde, le centre névralgique des urgences, pour agresser verbalement un médecin. Un autre est alors intervenu pour calmer la situation".
Un médecin qui relate : "une autre de mes collègues a été attrapée par les cheveux tellement violemment qu’une touffe a été arrachée. Moi, j’ai été tabassé par cinq ou six personnes. J’ai essayé de parer les coups comme je le pouvais. Ma seule crainte, c’était de chuter sur le patient âgé, par peur de lui faire mal. Puis un sixième, un type d’une quarantaine d’années, saute par-dessus la mêlée, pour me donner deux droites". Résultat, hématomes et lèvre ouverte. 

Trois personnes, 2 fils et 1 fille du patient âgés de 36, 33 et 18 ans ont été placés en garde à vue et présentées en comparution immédiate lundi. Ils sont placés sous contrôle judiciaire avant le jugement prévu début novembre. Ils sont poursuivis pour "violence aggravée et outrage à une personne chargée d’une mission de service public".

Crédits photos : Capture d'écran Google Maps

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