Toulouse : naissance d'un petit garçon après une greffe d'ovaire

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Santé bébé (photo d'illustration)
bébé (photo d'illustration)

Au mois de septembre dernier à Toulouse, une femme a donné naissance à un petit garçon après avoir subi une greffe d'ovaire conséquemment à un cancer.

C'est une première qui a eu lieu il y a maintenant quelques mois en région Occitanie (anciennement Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées). Au mois de septembre dernier au CHU de Toulouse, une femme a mis au monde un petit garçon avoir avoir subi une greffe d'ovaire, une opération réalisée en raison du risque que son cancer l'empêche de procréer.

20minutes.fr nous rapporte cette histoire. Il y a sept ans, une femme apprend qu'elle est atteinte d'une tumeur maligne repérée au niveau du cou. Elle suit alors une chimiothérapie se voulant particulièrement toxique pour ses ovaires. Pour lui permettre d'enfanter ultérieurement, les médecins prennent la décision, avant le traitement, de retirer un ovaire à cette patiente.

Naissance d'un bébé après une greffe d'ovaire et un cancer

Un ovaire qui se retrouve congelé et conservé au centre de médecine de la reproduction du CHU dans l'attente d'une sollicitation prochaine. Au terme du traitement, la femme était, nous dit-on, considérée comme ménopausée. Son ovaire manquant lui sera greffé fin 2014.

La patiente va alors commencer à retrouver des cycles naturels, jusqu'à ce qu'en décembre dernier, une grossesse spontanée se déclare chez elle. La suite de l'histoire, mentionnée plus haut : la naissance d'un bébé en septembre à l’hôpital Paule-de-Viguier. Précisons que le petit garçon st venu au monde en bonne santé.

Des techniques qui demeurent "peu utilisées"

Sur sa page Facebook, le CHU de Toulouse indique que "la congélation d’ovaires ou d’ovocytes est proposée aux jeunes femmes, fillettes et jeunes filles devant bénéficier d’un traitement anti-cancéreux potentiellement toxique pour les ovaires." Et d'ajouter que "ces techniques sont encore peu utilisées et moins de 100 naissances ont été obtenues dans le monde."

Pour le professeur Jean Parinaud, biologiste de la reproduction au CHU de Toulouse qui s'est exprimé auprès de ladepeche.fr, cette réussite lui a révélé "que ça vaut le coup de se battre et que ça permettra d'avoir des indications plus ciblées. Tout ça est expérimental, encadré par des protocoles de recherche, mais la proportion de naissances par rapport au nombre de greffes est très encourageante."

Crédits photos : YH/Shutterstock.com

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