La Bourse de Paris finit tout juste dans le vert

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Économie
Traders parisiens chez le courtier en Bourse Aurel BGC le 12 septembre 2011 à Paris

La Bourse de Paris a terminé tout juste dans le vert (+0,01%) une séance majoritairement passée à attendre une conférence de presse du président élu américain, Donald Trump.

L'indice CAC 40 a gagné 0,48 point à 4.888,71 points, dans un volume d'échanges limité de 3,1 milliards d'euros. La veille, il avait fini stable (+0,01%).

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a fini en hausse de 0,54% et celle de Londres de 0,21%. Par ailleurs, l'Eurostoxx a clôturé stable (+0,05%).

La cote a beaucoup hésité tout au long de la journée, limitant les prises de risques avant d'écouter Donald Trump qui tenait sa première conférence de presse depuis son élection, il y a deux mois.

"La séance a été un peu erratique avec un marché globalement sans grande tendance qui a surtout cherché surtout à se positionner au mieux" avant et pendant la conférence de presse de Donald Trump", a expliqué Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"L'indice parisien est sans tendance depuis plusieurs jours, car les investisseurs attendent d'avoir des éléments concrets et des lignes politiques claires de la part du futur président pour se positionner dans un sens ou dans un autre", a ajouté M. Baradez.

La cote parisienne est toutefois restée sur sa faim mercredi, car la conférence du président était encore en cours lorsqu'elle a fermé ses portes.

En attendant ce rendez-vous, les investisseurs avaient pris connaissance de plusieurs indicateurs, comme la production industrielle britannique, qui est repartie en novembre. En zone euro, la reprise économique devrait se poursuivre à un rythme "modéré" au premier semestre 2017, sur fond de "croissance robuste" de la consommation privée.

Les stocks de pétrole brut ont nettement monté la semaine dernière aux Etats-Unis, dépassant les attentes sur le sujet, et la production a franchement accéléré.

Mais ces chiffres sont largement passés au second plan du fait de la conférence de presse de M. Trump.

PSA en hausse

Sur le front des valeurs, PSA a gagné 3,38% à 17,27 euros, soutenu par la publication de ses ventes mondiales en hausse de 5,8% en 2016, une croissance due à la réintégration dans les comptes des véhicules fabriqués en Iran sous licence Peugeot.

Bouygues a progressé (+1,03% à 34,22 euros), après un contrat de plus de 1,7 milliard d'euros décroché par Bouygues Construction auprès d'EDF (-2,12% à 8,83 euros) pour la construction des bâtiments qui abriteront les deux réacteurs nucléaires de technologie EPR d'Hinkley Point au Royaume-Uni. L'électricien a aussi annoncé la mise en route de nouveaux projets de parcs éoliens et d'énergie solaire aux États-Unis.

Sanofi a perdu 1,26% à 77,32 euros après des déclarations hostiles au secteur pharmaceutique de Donald Trump.

Engie a lâché 2,98% à 11,58 euros après que l’État français a annoncé avoir cédé 100 millions d'actions du groupe, représentant 4,1% de son capital.

SEB a souffert (-6,34% à 118,85 euros) de l'abaissement de sa recommandation à "neutre" par Main First Bank AG, tout comme CGG (-4,83% à 11,42 euros), dont la recommandation a été abaissée à "vendre" par la société de Bourse Portzamparc.

Alstom a fini stable (+0,09% à 26,73 euros) après que son consortium avec Bombardier a remporté, sans surprise, le contrat pour les RER nouvelle génération, l'un des plus importants de l'histoire du ferroviaire, avec une première tranche de 1,55 milliard d'euros, et jusqu'à 3,75 milliards.

Suez a fini mal orienté (-0,73% à 13,65 euros) après l'annonce de son entrée au capital de Rubicon Global, groupe américain spécialisé dans la gestion et le recyclage des déchets, parfois surnommé le "Uber des déchets".

Cegid a été dynamisé (+4,11% à 64,05 euros) par l'annonce qu'il s'attend à une nouvelle progression de sa rentabilité courante.

Crédits photos : © AFP/Archives ERIC PIERMONT

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