Tomblaine : une mosquée reçoit une poudre suspecte dans une enveloppe

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Faits Divers Photo d'illustration. Une mosquée.
Photo d'illustration. Une mosquée.

Jeudi après-midi, la mosquée de Tomblaine a reçu une enveloppe contenant une lettre insultante et une poudre suspecte. Il s'agit de la même salle de prière qui avait été visée par un dépôt de lardons il y a de cela quelques jours.

En ouvrant son courrier jeudi après-midi aux alentours de 16h00, la secrétaire de la mosquée de Tomblaine (Nancy) s'est retrouvée avec un courrier qui renfermait une lettre insultante ainsi qu'une poudre blanche suspecte. La police a été prévenue et a rapidement dressé un périmètre de sécurité autour de la salle de prière.

Une mise en place censée écarter toute intrusion à moins de 200 mètres du secrétariat, pendant que quelque quinze pompiers des casernes Nancy-Joffre et Nancy Tomblaine étaient appelés à intervenir sous les ordres du lieutenant Wattelet.

Poudre suspecte dans une mosquée : pas de risque chimique

Nos confrères de l'Est Républicain rapportent qu'une analyse de la poudre en question par la cellule mobile d’intervention chimique et radiologique de Tomblaine a révélé le caractère inoffensive de la substance d'un point de vue chimique et radiologique.

La secrétaire de la mosquée a malgré tout été conditionnée et transportée à l'hôpital afin d'y subir une décontamination et des examens approfondis, et d'en être ressortir dans le courant de la soirée.

Déjà visée par un dépôt de lardons

Jean-François Raffy, secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle s'étant rendu sur place, a expliqué que "la priorité est la sécurité des personnes". Et d'avoir ajouté que  "l’enveloppe contenant la poudre a été mise sous scellés. Si les examens effectués sur la secrétaire montrent qu’il y a une quelconque contamination, l’enveloppe sera soumise à une analyse biologique dans un laboratoire spécialisé. Ce qui est sûr, c’est que l’évaluation du risque par la Cellule nationale de conseil montre qu’il s’agit d’un cas isolé".

Vers 8h30, le périmètre de sécurité a été levé et la mosquée a pu rouvrir ses portes, à l'exception du local où se trouvait notamment la secrétaire. Le 27 juillet dernier, cette même mosquée avait reçu des lardons dans sa boîte aux lettres, l'acte d'un charcutier de 38 ans ayant depuis été condamné à six mois de prison avec sursis.

Crédits photos : Pixabay.com / Domaine public

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