Le tireur présumé de "Libération" renvoyé aux assises

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France Capture d'écran des caméras de sécurité de BFM TV
Capture d'écran des caméras de sécurité de BFM TV

Abdelhakim Dekhar avait, en novembre 2013, créé la panique à Paris lors d'un véritable périple armé. Il a été renvoyé à la Cour d'assises pour tentatives d'assassinats.

La descente à "BFM TV" puis à "Libération" où il avait ouvert le feu sur un homme et la traque qui s'en était suivie avait ébranlé le pays et mis les policiers sur les dents. Abdelhakim Dekhar, selon une source judiciaire, a été renvoyé le 25 mars devant les assises. Il sera jugé pour tentatives d'assassinats.

Retour sur son périple armé

Le 15 novembre 2013, Abdelhakim Dekhar a été aperçu et filmé dans les locaux du journal "BFM TV" armé d'un fusil à pompe. Il en était ressorti sans problème et sans avoir ouvert le feu. Le 18 novembre, trois jours plus tard, il se rend dans les locaux de nos confrères de "Libération" et tire cette fois sur un assistant photographe, le blessant grièvement. Prenant la fuite, il ouvre de nouveau le feu près du siège de la Société Générale.

Abdelhakim Dekhar aurait alors pris en otage un automobiliste, le forçant à le conduire jusqu'à la place de l'étoile où il disparaissait. Une vaste traque est alors lancée par la police et les images de ses descentes sont diffusées sur les télévisions. Deux jours plus tard, il est interpellé, grâce au témoignage de l'homme qui l'hébergeait. L'homme désormais âgé de cinquante ans  avait été arrêté dans un état semi-inconscient. Il avait pris une forte dose de médicaments, faisant penser à une tentative de suicide.

Des explications confuses

Longtemps muré dans le silence, il a alors cherché à expliquer ne pas se souvenir des faits. Puis l'homme a commencé à justifier ses gestes. Il confesse alors aux enquêteurs avoir voulu "frapper les esprits". Il a aussi évoqué un "complot fasciste", dénonçant pêle-mêle les banques, les médias ainsi que la politique des banlieues. Le tireur présumé insiste sur le fait qu'il n'a jamais eu l'intention de tuer.

Déjà condamné à quatre ans de prison par la Cour d'assises en 1998 pour avoir acheté le fusil à pompe du couple meurtrier Audry Maupin et Florence Rey, Abdelhakim Dekhar sera donc de nouveau renvoyé devant les Assises, cette fois pour tentatives de meurtres et prise d'otage.

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