Thaïlande : un nouveau dysfonctionnement du Safety Check de Facebook

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Application "Safety Check" de Facebook

La fonctionnalité Safety Check de Facebook a été activée par erreur à Bangkok, en Thaïlande, où, en lieu et place d'une explosion, c'est un lancer de pétards qui a déclenché l'algorithme.

Depuis novembre dernier, la fonctionnalité Safety Check de Facebook peut être activée par les inscrits de la plate-forme. Concrètement, elle s'enclenche comme suit : un membre de Facebook signale sur sa page un danger environnant. Ce dernier est ensuite rapporté par d'autres internautes, et ce sont ces multiples alertes d'un même incident qui vont amener l'algorithme de Facebook à s'initier.

Mardi matin, aux alentours de 9h00 (heure locale), le Safety Check a été mis en marche en Thaïlande après qu'une supposée explosion s'est produite au sein de la capitale Bangkok. La fonctionnalité s'appuyait notamment sur un article du Bangkok Informer.

Safety Check : la fonctionnalité trompée par un faux site

Sauf que l'explosion décrite par ce site n'a jamais eu lieu. Numerama explique même que l'article en question reprenait des éléments d'autres papiers sur une autre explosion, réellement survenue quant à elle en août 2015 au sanctuaire d'Erawan.

Une heure après avoir été lancé, le Safety Check a finalement été déactivé. Facebook a fait savoir à plusieurs médias que la fonctionnalité avait été en fait déclenchée suite à un jet de pétards effectué par un homme sur un bâtiment appartenant au gouvernement.

Des pétards en lieu et place d'une explosion

Un dysfonctionnement qui se veut surprenant si l'on se remémore les propos tenus le mois dernier par Peter Cottle, ingénieur chez Facebook et l'un des développeurs du Safety Check. Il avait ainsi déclaré que l'algorithme avait recours à des logiciels tiers (Snopes, Politifact, ABC News et FactCheck.org) afin de s'assurer de la crédibilité d'une information donnée.

Ouvrir le Safety Check aux membres de Facebook a été considéré comme une manière, pour le réseau social, de répondre aux critiques reprochant à la fonctionnalité d'être particulièrement efficace dans certains cas (attentats de Paris) et moins réactive voire inexistante dans d'autres (attentats de Nice, Bruxelles ou encore Beyrouth).

Crédits photos : capture d'écran

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