Le système GPS européen Galileo bientôt opérationnel

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Sciences
La future constellation de satellites Galileo.

17 ans après le lancement du programme, le système Galileo pourrait offrir ses premiers services à la fin de cette année.

Jeudi, Ariane 5 va placer en orbite 4 nouveaux satellites destinés à porter le nombre de la constellation Galileo à 18 appareils. Le programme, lancé en 1999 a connu de nombreux retards mais cette fois, en cas de succès de cette nouvelle mission, le système GPS européen pourrait bien être en mesure de proposer ses premiers services dès le mois de décembre.

Galileo pas encore complet, mais bientôt opérationnel

A terme, 30 satellites composeront la constellation qui concurrencera alors pleinement le système américain que nous utilisons tous à l'heure actuelle. Et c'est prévu pour 2020.

Avant cela, il faudra dès jeudi réussir le lancement et cette nouvelle mise en orbite, afin d'effacer le mauvais souvenir de 2014. Une fusée Soyouz avait placé deux satellites sur une mauvaise orbite. Ici, comme l'affirme le patron de l'Agence spatiale française Jean-Yves Le Gall, "l'objectif est de pouvoir afficher les services initiaux au mois de décembre 2016".

Une précision plus grande

En toute logique, ce nouveau système doté d'outils plus récents que ceux de son grand frère américain sera plus performant. "L'idée est d'avoir gratuitement un positionnement d'une précision de l'ordre du mètre et une datation d'une précision de quelques milliardièmes de seconde", précise M. Le Gall. Et le service payant offrira quant à lui une précision encore plus forte, à savoir quelques centimètres.

Ariane 5 lancera encore de nouveaux satellites à l'été de l'année prochaine, puis en 2018. Mais par la suite c'est Ariane 6 qui s'acquittera de cette tâche. Et Stéphane Israël, qui dirige Arianespace l'assure : "Les choses seront plus faciles quand on aura Ariane 6 dont l'une des deux configurations, Ariane 62, est directement adaptée aux missions Galileo". En attendant, rendez-vous jeudi à 14h06 heure de Paris.

Crédits photos : ESA-P. Carril

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