Syrie : la Russie détruira toute cible menaçant ses unités

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International Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine

Hier, Vladimir Poutine a ordonné à ses troupes de détruire toute cible qui menacerait les unités russes en Syrie. Un ordre ferme et sans ambigüité qui prévient toutes les unités œuvrant en Syrie.

Trois semaines après que les forces armées turques aient, dans des circonstances troubles, abattu un avion bombardier russe, le président Vladimir Poutine a ordonné de détruire les cibles qui menaceraient les forces russes présentes en Syrie.

Des ordres formels et très fermes

Vladimir Poutine, chef des armées russes, a donné hier des ordres fermes à ses généraux lors d'une réunion avec les différents responsables du ministère de la défense russe. Lors de sa déclaration les responsables ont reçu les consignes suivantes : "J'ordonne d'agir avec une extrême fermeté" avant d'ajouter que : "toute cible menaçant les unités russes ou nos infrastructures au sol sera détruite immédiatement".

Il a par ailleurs rappelé, en se référant aux accords afin d'éviter les incidents aériens dans le ciel syrien, qu'"il est important de coopérer avec tout gouvernement qui est réellement intéressé par l'élimination des terroristes". Les russes avaient signé un accord avec les forces américaines sur place afin d'éviter tout incident entre les avions des différentes forces armées sur place.

Un ordre sous forme de menace

Cet ordre vise tout particulièrement la Turquie après que celle-ci ait abattu un bombardier russe. Vladimir Poutine entend donc qu'un tel incident ne puisse se reproduire. Des mesures ont par ailleurs été prises afin de protéger les avions russes. Désormais, les bombardiers partant en mission seront escortés par des avions de chasse. Des systèmes anti-aériens ont été déployés et le navire amiral de la flotte de la mer noire, un croiseur lance-missiles, mouille désormais au large de Lattaquié.

La Russie s'est donc dotée d'une batterie de moyens prompts à détruire toute cible qui menacerait ses forces. La grave crise entre Moscou et Ankara a donc décidé le président russe à prendre des mesures radicales mais qui pourraient se montrer dangereuses en cas de nouvel incident. La Turquie étant membre de l'OTAN, elle bénéficie à ce titre d'alliances avec les autres membres en cas d'agression.

Crédits photos : © VladimirPutin6 / Wikimedia Commons

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